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Ils sont nombreux chaque année à poursuivre leurs études supérieures à l’Université de Montréal, à des milliers de kilomètres de leur pays ou de leur province d’origine. Plusieurs raisons les poussent à s’installer dans la métropole québécoise. Voici leurs six motivations principales.

À l’UdeM, l’encouragement à la recherche est une priorité, et l’Université s’en donne les moyens. En Amérique du Nord, certains professeurs reçoivent entre 300 000 dollars et 1 million de dollars de subventions pour mener à bien leur recherche. « Cela nous permet de verser des salaires ou d’accorder des bourses aux étudiants. Ici, le financement de la recherche est une habitude », raconte Marcel Thouin, professeur titulaire de didactique des sciences à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. Tandis qu’ailleurs dans le monde, certains professeurs font parfois carrière sans aucune subvention. Enfin, à titre d’exemple, à l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) comme ailleurs à l’UdeM, la notion de partage fait partie du fonctionnement quotidien : les salles utilisées par les chercheurs et les budgets sont mis en commun. On ne change pas une équipe gagnante.

Fréquenter des laboratoires haut de gamme

Qu’il s’agisse du MILA (Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal), de l’IRIC (Institut de recherche en immunologie et en cancérologie) ou de l’IRBV (Institut de recherche en biologie végétale), entre autres, nombreux sont les établissements universitaires à posséder des laboratoires que Montréal peut se targuer d’abriter. À titre d’exemple, à l’UdeM, des laboratoires d’enseignement des sciences (d’une valeur d’un million de dollars environ) sont mis à la disposition des étudiants pour leur permettre d’apprendre à enseigner les sciences dans des conditions réelles et optimales. Pourquoi s’en priver? D’autant plus que 522,9 M$ en revenus de recherche sont générés.

Développer une relation étudiant-chercheur décomplexée

Au Canada et au Québec en particulier, le rapport étudiant-chercheur est décomplexé. Le professeur est avant tout un expert qui dispense un savoir-faire et un savoir-être, mais demeure surtout d’un abord facile. Cette part d’échanges est totalement intégrée par les enseignants. Mieux, elle fait partie du métier. « J’ai eu le privilège de rencontrer un professeur formidable qui non seulement m’a rassurée dans ma démarche, mais qui m’a surtout orientée vers celui qui est devenu mon directeur de thèse, Alain Marchand pour ne pas le nommer. Je lui dois beaucoup », a confié Christiane Kammogne, originaire du Cameroun, doctorante à l’École des relations industrielles de l’Université de Montréal. « J’apprécie le fait qu’on puisse aller chercher ce qui nous fait défaut au sein d’autres laboratoires. Cela favorise les interactions entre chercheurs », souligne Aymeric, doctorant à l’IRBV, agréablement surpris par la mutualisation permanente des connaissances.

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Côtoyer des étudiants de plusieurs pays

Étudier à Montréal, c’est s’engager à vivre au rythme de l’une des meilleures villes étudiantes au monde. À l’UdeM, personne n’y échappe non plus! C’est l’occasion de rencontrer des personnes des quatre coins du globe — de la France, du Maroc, d’Haïti ou de l’Algérie, entre autres — qui viennent parfaire leurs connaissances auprès d’étudiants québécois et canadiens. Nouvelles amitiés et dépaysement garantis! Il est aussi possible d’intégrer une association ou un regroupement d’étudiants en fonction de ses intérêts et/ou de sa culture.

Choisir d’apprendre le français ou d’évoluer en anglais

Apprendre le français ou l’anglais à Montréal? C’est possible! L’Université de Montréal offre des cours pour se mettre à niveau avant d’intégrer un programme universitaire. Celles et ceux qui aimeraient plutôt peaufiner leur anglais peuvent faire la lecture de certains ouvrages et articles dans leur version originale. À cela s’ajoute la possibilité de suivre quelques cours au sein de l’établissement, à défaut de créer des amitiés à l’ouest de l’île de Montréal (partie la plus anglophone).

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Cosigner ses publications

Par divers aspects, la formation étudiante à la recherche est facilitée, souvent par les professeurs qui poussent leurs étudiants et étudiantes à écrire des articles, et surtout à les publier. À l’UdeM, certains professeurs n’ont donc aucun mal à s’effacer un peu derrière leurs protégés. « Parfois, à l’issue de leur thèse, des étudiants suggèrent que je sois mentionné en tant que premier auteur. Je décline leur proposition en leur rappelant que ce sont eux les premiers auteurs », insiste Marcel Thouin. « Moi, ma carrière est faite! », lance le professeur qui se donne pour mission de mettre ses étudiants en valeur. La roue tourne.

Crédit photo : Tony Hisgett


Dès 2019, un nouveau campus.

L’Université de Montréal a entrepris d’étendre son campus de la montagne au site de l’ancienne gare de triage du Canadien Pacifique à Outremont.

Dans sa phase initiale, le tout nouveau campus MIL abritera les départements de chimie, physique, biologie et géographie de la Faculté des arts et sciences, qui déménageront dans leurs nouveaux locaux du Complexe des sciences dès l’automne 2019. Le Complexe des sciences, ce sont deux pavillons : celui de la recherche, composé de bureaux et de laboratoires, et celui de l’enseignement, où l’on trouvera une bibliothèque, des salles de classe et des espaces de vie étudiante.

Ce nouveau campus sera beaucoup plus qu’un traditionnel lieu de recherche et d’enseignement, ce sera une expérience universitaire unique! L’environnement stimulant favorisera les échanges et la collaboration entre les disciplines. Les infrastructures de recherche de haute technologie, comme dans les industries les plus performantes, permettront aux étudiants d’avoir une réelle expérience en recherche à la fine pointe. Bref, le campus MIL sera un milieu propice aux partenariats de recherche et à l’innovation dans des secteurs d’avant-garde.

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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