Carol-Ann Hervieux, 24 ans, fait partie de ces passionnés qui ont l’enseignement dans le sang. Après avoir étudié au Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption, elle a été acceptée à l’Université de Montréal dans le programme qu’elle avait toujours rêvé de suivre : le baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire.

« J’ai toujours voulu faire ça… », résume Carol-Ann, un peu gênée de ne pas savoir quoi dire d’autre. « En arrivant à l’Université de Montréal, j’ai trouvé cela agréable de savoir que, chaque jour, j’étudiais concrètement pour le métier que je voulais exercer au quotidien », se souvient celle qui a profité de son quatrième stage pour partir au Sénégal après étude de son (très bon) dossier universitaire.

Ce stage international lui a permis de passer deux mois dans une école primaire pour apprendre à gérer une classe de 36 élèves. Tout un art. « C’est difficile de mettre des mots justes sur cette expérience… C’était incroyable sur le plan tant professionnel que personnel », confie la jeune femme qui communique toujours une à deux fois par mois sur Skype avec la famille sénégalaise qui l’avait accueillie en 2017.

« Là-bas, on voit et on vit totalement autre chose. Mon principal défi a été de m’adapter et de me créer de nouveaux repères, une journée à la fois. À cela s’ajoute le fait qu’au Sénégal, le système d’enseignement n’est pas le même que le nôtre puisqu’il s’agit du système français. La façon d’enseigner est très structurée », se souvient Carol-Ann qui pense encore à son expérience sénégalaise trois ou quatre fois par semaine depuis son Québec natal.

« J’ai appris davantage sur l’enseignement au retour de cette expérience, c’est comme si j’avais étoffé un peu plus mon bagage professionnel », explique la Québécoise selon qui « aimer les enfants ou les deux mois de congés payés » ne rime pas avec compétence en enseignement. « Il faut être à l’écoute des autres et de soi, surtout. En enseignement, tu as toujours l’impression de n’en faire jamais assez. Pourtant, il faut savoir s’arrêter pour ne pas risquer de faire partie des 25 % d’enseignants qui décrochent dans les cinq premières années de prise de poste. »

Ses conseils aux étudiants et étudiantes de demain? « Profitez de vos années universitaires, ce sont de magnifiques expériences de vie! Et si vous le pouvez, faites un stage à l’international. Comme on me l’a dit au Sénégal : les peurs sont nos seules limites. Alors n’ayez pas peur… », confie Carol-Ann qui s’imagine probablement enseignante dans cinq ans, à temps partiel pour pouvoir continuer à consacrer un peu de temps à l’agriculture, son autre passion. 

À propos de l'auteur(e)
Daisy Le Corre

Journaliste, Daisy est une amoureuse des mots et de la vie des gens et a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM.

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