Originaire de Guinée et installée à Montréal depuis l’année dernière après avoir vécu dans le Nouveau-Brunswick, Aissatou Lamarana Diallo alias A. J. Lamar, 24 ans, étudie actuellement au Certificat de rédaction professionnelle à la Faculté d’éducation permanente (FEP). Elle vient de publier son premier roman, Hélias King, la prophétie du destructeur de l'équilibre, le premier tome d'une saga où l’influence de J. K. Rowling (Harry Potter) est très présente. Rencontre avec un personnage prometteur.

« Actuellement ma vie c’est : aller à l’université et écrire ! », lance Aissatou, qui ne pouvait pas rêver mieux. « J’écris depuis que je suis toute petite, j’ai toujours été plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral. Je passe mon temps à écrire, c’est vital. Il me faut écrire ! », confie l’étudiante qui, après le lycée, est venue étudier au Canada à l’Université de Moncton sur le campus de Shippagan (UMCS) en… gestion internationale. « Je n’ai pas été au bout de mon baccalauréat pour des raisons personnelles et puis j’ai finalement découvert le Certificat en rédaction professionnelle proposée par l’UdeM, ça a été le coup de foudre ! », se souvient Aissatou dont plusieurs oncles et cousines ont aussi gradué à l’UdeM et qui aimerait emprunter le même chemin qu’eux.

« Quand j’étais petite, je n’avais pas beaucoup d’amis mais j’avais des journaux intimes ! C’est à eux que je me confiais, comme ma mère l’avait fait avant moi. J’ai lu certains de ses journaux par maladresse, c’est ce qui m’a donné le goût d’écrire! », raconte celle qui écrit tout ce qui lui passe par la tête. « L’idée de ce livre, Hélias King, m’est venue toute seule : j’aime tout ce qui est lié aux légendes : une histoire derrière une histoire, démêler le faux du vrai, etc. J’adore ça ! », explique l’auteure qui a passé plusieurs mois à faire des recherches pour construire son récit autour de légendes existantes en y ajoutant sa petite touche personnelle qui fait toute l’originalité de l’oeuvre.

Si elle a commencé par s’auto-éditer et à diffuser son manuscrit sur Kindle, elle a également eu la chance d’être publiée par les éditions de La Plume d’Or après avoir été repérée par le comité de lecture. « On n’a pas tous l’opportunité de publier son premier roman juste au moment où on le finit alors je mesure ma chance d’être entourée de belles personnes inspirantes, à commencer par Marie-Louise Lego, mon éditrice qui est aussi une auteure que j’adore ».

Ses projets ? « Un best-seller pour 2018 ce serait bien ! », plaisante la jeune femme qui déborde d’idées novatrices et qui rédige le tome 2 de sa saga. « J’aimerais ouvrir une maison d’édition et pourquoi pas lancer un magazine sociétal pour motiver les jeunes à aller de l’avant à coups de phrases bien senties et de beaux mots… Bref, le genre de magazine que j’aurais aimé lire étant ado ».

À celles et ceux qui hésitent, elle a tant à dire. « La passion peut te mener à l’université et peut te faire vivre en t’épanouissant intérieurement ! Quand on est épanoui, tout ce qu’on veut faire, on peut le réussir. Peu importe sa passion : il ne faut jamais baisser les bras. On peut tomber à plusieurs reprises mais on se relève toujours », lance Aissatou qui est déjà en train d’écrire son autobiographie. 

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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