Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Marie-Eve Altur est venue à Montréal pour suivre le programme ACCÈS-FEP qui lui a permis d’entrer au certificat en droit à la Faculté de l’éducation permanente. Avant d’accéder à l’Université de Montréal (UdeM), la jeune femme avait déjà passé une bonne partie de sa vie sur le marché du travail. Un parcours d’autant plus admirable qu’avant elle, personne dans sa famille n’avait fréquenté l’université. 

« Dans ma tête, l’université n’était pas une option, même si j’ai toujours été une bonne élève. Je travaille depuis que j’ai 12 ans et personne dans ma famille n’est allé à l’université! », raconte celle qui a terminé son certificat avec 4,1 de moyenne (sur 4,3) et qui compte parmi les rares cas d’intégration directe à la Faculté de droit en 2e année de baccalauréat. « C’était dur, oui! Il faut savoir gérer ses priorités et s’attendre à manquer un peu de sommeil pour parvenir à ses fins », lance celle qui avait aussi un travail à temps plein durant ses études à l’UdeM.

Avant d’arriver à l’UdeM, Marie-Eve avait déjà une belle expérience de travail, notamment durant la préparation de son diplôme professionnel d’adjointe administrative en milieu juridique. Pour parfaire son savoir-faire et apprendre sur le terrain, elle a également travaillé auprès d’un cabinet d’avocats national et d’une grande agence de recrutement juridique.

Si elle s’est inscrite à l’UdeM, c’est d’abord parce qu’elle connaissait une avocate qui y avait fait ses études. « Je la trouvais super bonne! Elle m’inspirait. Et puis les prérequis demandés (NDLR : deux ans d’expérience sur le marché du travail) pour accéder au certificat me convenaient parfaitement », explique Marie-Eve qui n’était pas intéressée par le bac à temps plein, habituée qu’elle était à travailler et à être autonome financièrement.

Ce n'est qu’après l’obtention de son certificat à l’UdeM qu’elle a décidé de fonder son entreprise, Novea Recrutement, pour mettre ses compétences au service des clients et des chercheurs d’emploi.

« J’ai été approchée par un ange financier qui m’a trouvée sur LinkedIn. Moi, je n’avais pas de sous pour partir une entreprise, mais j’avais l’énergie! », assure Marie-Eve qui n’a finalement pas fait affaire avec l’ange financier.

« Trois mois après avoir lancé ma compagnie, j’ai dû embaucher un adjoint puis un autre recruteur… C’est étourdissant de prendre son envol, ce n’est pas toujours facile. Il y a des jours où j’aimerais avoir un emploi du temps moins chargé! », confie Marie-Eve, dont le but premier n’est pas de « faire de l’argent » — elle n’en manque pas — mais de répondre aux besoins de ses clients.

« Tout s’est mis en place dans ma vie pour m’amener ici aujourd’hui. Rien n’est arrivé pour rien! Je n’ai aucun regret, je suis bien comme je suis et je n’ai pas besoin de regarder en arrière », affirme la jeune femme.

Ses conseils aux futurs entrepreneurs? « Ne vous fermez pas de portes, car on ne sait jamais! Et ne vous mettez pas de limites, croyez en vous, n’ayez pas peur », lance celle qui donne maintenant des conférences à McGill et à l’UdeM pour le comité Femmes et Droit, entre autres.

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

Globe-trotteuse
Plume à papote
Queer

Abonnez-vous à notre blogue

En saisissant votre courriel, vous consentez à recevoir des communications de l’UdeM.

Le test cursus: pour trouver votre voie