1ER CYCLE

Après avoir entamé des études de philosophie à l’UQAM en 2011, c’est vers l’UdeM que Philippe, 27 ans, a décidé de se tourner pour obtenir un baccalauréat par cumul. Après une mineure en philosophie, un certificat de publicité et un autre d’études individualisées (concentration anglais langue des affaires), il a monté sa propre entreprise, Votre Sherpa, qui vient tout juste de rejoindre le réseau de Lab Urbain. Rencontre.

Pourquoi avais-tu choisi de suivre plusieurs certificats d’études à l’UdeM?

La force de la formation, c’est qu’elle permet d’acquérir des connaissances variées sans se restreindre à un seul domaine en particulier. Les étudiants se sentent ainsi plus libres lorsqu’ils intègrent le marché du travail. De mon côté, comme je suis un peu « touche-à-tout », la polyvalence de la formation m’a permis de tester plusieurs voies, dont celle de l’entrepreneuriat. Pour celles et ceux qui souhaiteraient suivre un bac par cumul et qui ont tendance à être des « électrons libres » comme moi, je les encourage vivement à tenir leur formation à jour en prenant des cours du soir ou de fin de semaine, ou même des cours en ligne.

Qu’est-ce que ta formation à l’UdeM t’a apporté?

En publicité, j’avais des cours poussés sur des projets pratiques et de nombreuses applications de cas. Cela m’a permis d’apprendre à travailler en équipe, à savoir négocier avec un client, etc. Tous mes professeurs étaient aussi des professionnels dans leur domaine d’expertise. Puisque la plupart d’entre eux avaient également déjà travaillé en agence de publicité, cela m’a permis d’être en contact avec le milieu et d’acquérir une certaine expérience avant même de commencer ma carrière. En parallèle et par moi-même, je suivais aussi beaucoup de cours en ligne pour développer des savoir-faire techniques liés à la gestion d’une campagne AdWords ou à l’intégration d’un site Web en HTML/CSS, par exemple. J’étais proactif durant mes études et c’est ce qui m’a aidé à bien me placer sur le marché par la suite. Concernant mon certificat d’anglais, il m’a permis d’être vraiment plus à l’aise pour aller chercher de l’information. Même si certaines ressources existent en français, il est toujours plus facile d’avoir accès aux dernières nouveautés lorsqu’on fait des recherches en anglais.

Pourquoi et comment as-tu décidé de lancer ta propre entreprise?

J’ai créé ma propre entreprise en mars 2015. Elle se nomme Votre Sherpa et a pour mission d’aider les petites et moyennes entreprises (PME) à mesurer le rendement du capital investi dans leurs campagnes marketing. J’ai collaboré avec plusieurs agences depuis 2015 pour offrir ce service et, petit à petit, j’ai commencé à me faire connaître. Mon entreprise a été acquise en avril 2017 par Lab Urbain, une agence avec laquelle je travaillais déjà. Ils m’ont fait une offre que je ne pouvais pas refuser. À un moment donné, il faut savoir bien s’entourer pour faire avancer ses projets plus rapidement! Votre Sherpa fait donc partie du réseau Lab Urbain et, grâce à cela, je peux me concentrer plus largement sur mes stratégies, approcher de plus gros clients, etc. Je ne travaille que trois jours par semaine, le reste de mon temps est consacré à des projets personnels qui me tiennent à cœur.

Quels genres de projets?

J’aimerais développer des plateformes de cours en ligne francophones, par exemple. Souvent, tout est encore en anglais et je souhaiterais rendre certains savoirs dits « techniques » plus accessibles à la communauté francophone. À côté de cela, je m’interroge souvent sur toutes ces agences de publicité qui promettent monts et merveilles à leurs clients sans y avoir recours elles-mêmes… Ma devise, c’est que si tu as suffisamment confiance en toi, tu devrais avoir des projets qui t’appartiennent et qui fonctionnent. J’ai la chance d’évoluer dans un environnement qui prône l’intrapreneuriat, ce concept adopté par certaines entreprises qui te permettent de développer des projets en parallèle tout en restant sous leur contrôle. C’est l’idéal pour entreprendre sereinement!

 As-tu prévu de reprendre des études en philosophie?

Quand je serai semi-retraité, peut-être… (rires) Pour le moment, je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer à autre chose qu’au Web. C’est là que tout se passe maintenant et ça change chaque semaine parfois, il faut donc être réactif. Mais je retournerai peut-être à l’université pour suivre des cours dans un domaine que je ne connais pas du tout, comme l’économie par exemple. L’avenir me le dira!

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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