Témoignage

Xavier Dolan a déclaré lors du 67e Festival de Cannes, en France : « Je pense que tout est possible à qui ose, rêve, travaille et n’abandonne jamais. » Cette phrase est désormais accrochée au mur de ma chambre, à Montréal. J’ai rêvé, puis osé, et l’Université de Montréal m’a soutenue. Je vous raconte.

Depuis mes 12 ans, je rêve d’être journaliste. Découvrir le monde, de nouvelles cultures, raconter les exploits des gens. J’ai eu la chance de savoir très tôt le type d’études que je voulais faire. J’ai rapidement décidé de m’orienter vers des filières « techniques », j’ai obtenu un baccalauréat français (équivalent d’un diplôme d’études collégiales) en communication et marketing, puis j’ai poursuivi des études en communication. Entre les stages au sein de différents médias et les ateliers pratiques, je me sentais à ma place!

Le diplôme en poche, il était temps pour moi de toucher mon rêve du doigt. Je ne voulais pas étudier n’importe où et n’importe comment. J’ai pris une année aussi sabbatique que sympathique. J’ai travaillé, voyagé, rencontré du monde. Puis j’ai fait une rencontre. Le genre de rencontre improbable qui bouleverse une vie sans le savoir. J’ai rencontré un Franco-québécois, qui avait suivi son baccalauréat à Montréal. Il m’a raconté ses expériences, les différences admirables entre les Québécois et les Français, mais aussi la vie là-bas. J’ai toujours admiré les étudiants qui décident de vivre des expériences à mille lieues de chez eux. Pour partir étudier à l’étranger, il faut être sacrément courageux! 

Quelques mois plus tard, je lui parle de mes doutes concernant mon orientation scolaire et professionnelle. Je lui explique que je n’arrive pas à trouver LE programme en journalisme qui me fait vibrer, que je veux faire trop de choses, que je ne veux pas me spécialiser, surtout pas à 22 ans. Naturellement, il me répond : « Pourquoi tu ne vas pas étudier à Montréal? Je te vois tellement bien là-bas et tu pourras tout faire! » Sur le moment, je me rappelle avoir pensé « Je ne suis pas le genre de personne qui part étudier à l’étranger » et je lui réponds simplement : « Tu dis n’importe quoi. »

Le soir même, je fais mes recherches sur les différents programmes en journalisme, à Montréal. J’étais curieuse. J’ai très rapidement atterri sur le certificat en journalisme que propose l’Université de Montréal. J’avais l’impression d’avoir enfin trouvé un cursus qui allait me plaire et me passionner. J’ai eu peur de ne pas être admise : c’est Montréal, c’est l’Université de Montréal, pourquoi est-ce qu’ils prendraient une étudiante française qui n’est pas passée par des filières dites généralistes? J’en ai parlé avec ma mère. Je lui ai demandé ce qu’elle en pensait, sans lui parler de Montréal. Puis elle m’a répondu : « C’est exactement ce qu’il te faut. » Lorsque je lui ai dit que c’était à Montréal, elle m’a dit « Et alors? »

J’ai donc décidé de tout savoir sur l’Université de Montréal, son fonctionnement, l’équivalence des diplômes, les papiers nécessaires et les dates limites d’inscription. Lorsque j’ai décidé de m’inscrire, j’avais l’impression d’être folle. J’étais contente de faire attention au fuseau horaire, j’avais hâte d’entendre une Québécoise ou un Québécois, et j’avais très peur des réponses. Je me suis préparée, j’ai listé des questions pendant des jours. 

Retour en arrière. Je me lance donc dans la course à l’admission. Ça sonne. « Un préposé va prendre votre appel. » Une agente d’admission prend finalement mon appel et répond patiemment à toutes mes questions avec une gentillesse déconcertante. J’avais acheté un cahier spécial « Montréal », je notais tout dedans. Je ne savais pas trop ce que je faisais, mais pour une fois je sentais ce besoin de me lancer, de prendre le risque de tout quitter pour aller « là-bas ». Parfois, la raison ou l’angoisse refaisait surface : « L’Université de Montréal a une renommée mondiale, et je ne vois pas comment moi, Linda, 22 ans, avec un parcours “technique”, je pourrais accéder à l’une des plus prestigieuses universités au monde. »

Bref, je prépare mon dossier d’inscription scrupuleusement. Portfolio, dossier d’articles, lettres de recommandation… Je mets toutes les chances de mon côté. Le cachet de la poste faisant foi, mon dossier est envoyé fin août. Dès lors que la possibilité d’étudier à Montréal était devenue concrète, j’ai commencé à chercher un travail en France pour mettre le plus d’argent possible de côté. Entre les frais de scolarité, la somme demandée par le Certificat d’acceptation du Québec, mieux vaut s’y préparer. 

Mi-septembre, pas de réponse — ce qui est normal puisque j’ai postulé pour la session d’hiver —, mon stress augmente. La possibilité d’aller à Montréal est ancrée en moi depuis l’envoi de mon dossier. Je commençais à y croire. J’envoie un courriel à la technicienne en gestion des dossiers étudiants, responsable de mon programme, en lui expliquant qu’il me faudrait une réponse afin d’entamer, ou non, les démarches d’immigration. Quelques minutes après, la réponse tombe : je suis prise.

Un doux soir de fin d’été, sur une terrasse parisienne, ma vie a littéralement basculé. J’allais partir étudier à l’Université de Montréal. Moi, Linda, 22 ans. Moi, Linda, ambitieuse. Moi, Linda, à qui on n’a pas arrêté de répéter que sa scolarité allait être désastreuse étant donné son cursus technique.

L’Université de Montréal me fait confiance. L’Université de Montréal me montre que tout est possible à qui le veut. Elle donne la chance à ceux qui rêvent, travaillent et veulent. Écrire pour le blogue de l’Université et raconter mon petit exploit… Autre consécration.

Arrivée à Montréal depuis trois mois, j’ai désormais placé des rencontres et des mots sur le « rêve québécois ». Montréal, la ville du possible. Montréal, la ville des vivants. Montréal, la ville qui nous fait grandir d’un coup, sans rides ni cheveux blancs.

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