Aménagement et développement durable à l'UdeM: des études gagnantes!

Plonger dans la vie de campus
Par
Daisy Le Corre

Faire des études dans le secteur de l’aménagement et du développement durable, ce n’est pas seulement tendance, c’est aussi porteur! L’UdeM mise sur des formations de plus en plus spécialisées qui regroupent 19 filières au 1er cycle et 33 filières aux 2e et 3e cycles. Témoignages d'étudiantes fières d'avoir trouvé leur voie!

Un système responsabilisant et non-discriminant 

« Montréal, c'est la ville du jeu vidéo ! », voilà ce que répond Laureline, doctorante en aménagement/design de jeux vidéo à l'UdeM quand on lui demande ce qu'elle fait ici. Ce qui l'a surtout poussée à venir tester les études outre-Atlantique : le campus Ubisoft. Si, à l'heure actuelle, le campus n'existe plus (le DESS en design de jeux existe toujours même s'il n'est plus sponsorisé par Ubisoft), la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Ubisoft - qui dépend uniquement du département d'informatique - est la seule chaire universitaire en intelligence artificielle pour les jeux vidéo au Canada. « Ça me faisait rêver depuis longtemps ! J'étais venue à l'UdeM avec l'objectif de devenir designer de jeux vidéo chez Ubisoft... ». Finalement, la jeune femme a changé d'avis et a décidé de poursuivre au doctorat. Aujourd'hui chargée de cours, elle prévoit par la suite devenir professeure ! Une opportunité qu'elle n'aurait certainement pas pu saisir dans son pays natal. « En France, des filles qui font de la recherche en jeux vidéo, j'en connais peu... Il y en a, mais c'est rare ! Si j'étais restée en France, je n'aurais pas osé me lancer. Même si on a les compétences requises, on reste une fille et, les jeux vidéo, ce n'est pas pour les filles... La mentalité canadienne est totalement différente : on ne vous juge pas sur le seul fait que vous êtes une fille ou un garçon », lance Laureline, qui n'est pas encore prête à regagner la France. C'est aussi et surtout le système non discriminant qui la séduit quotidiennement. « J'ai commencé à enseigner à 24 ans. Les gens m'ont dit que j'étais jeune pour être prof mais ils m'ont quand même embauchée. La confiance est de mise, à chacun de saisir sa chance ! ».

« La différence hommes/femmes n'existe pas ici ! »

Même son de cloche du côté de l'urbanisme. Pauline, 32 ans, s'est lancée dans un doctorat un peu par hasard. C'est grâce aux précieux conseils de son directeur de recherche canadien qu'elle a trouvé sa vocation.

Après un premier cycle en architecture à l'École d'architecture de Strasbourg, un DEUG en géographie et une licence en aménagement du territoire, c'est à l'UdeM qu'elle a suivi une maîtrise en urbanisme dans le domaine du transport et de la mobilité. Une fois son diplôme en poche, tout s'est rapidement enchaîné. À 26 ans, on lui a confié la responsabilité de créer un cours complet de maîtrise de 45 heures pour un public d'une quarantaine d'étudiants. « En France, on ne m'aurait jamais permis d'avoir ce genre de responsabilité parce que j'étais une femme, jeune et étudiante : le tiercé perdant ! », ironise la doctorante, habituée à faire face à des situations de sexisme dans son domaine de formation. « J'étudie la manière dont les gens se déplacent, comment on planifie des lignes de bus, par exemple. En France, c'est un univers encore très masculin et quand on est une fille, on vous fait rapidement comprendre que vous ne savez pas de quoi vous parlez... », se souvient la jeune femme, toujours choquée par la culture latine sexiste. « La différence hommes/femmes n'existe pas ici ! Cela a achevé ma décision de rester au Canada. On s'habitue à être une personne avant d'être une fille ou un garçon, et ça fait du bien. »

Reprendre ses études, c'est normal

La reprise d'études est entrée dans les mœurs depuis un petit moment en Amérique du Nord. La formation continue est d’ailleurs souvent synonyme d'épanouissement personnel et tout est mis en place pour faciliter les choses. Se former tout au long de sa vie, c'est normal, voire même vital.

Camille est à Montréal depuis plus de cinq ans et suit une maîtrise de recherche en aménagement à l’UdeM où elle y étudie notamment la perception de la densité. Si elle a décidé de reprendre ses études, c'est parce qu'elle ne se sentait pas à sa place sur le marché de l'emploi. Après avoir travaillé pour plusieurs entreprises, elle a décidé de donner un autre sens à sa vie professionnelle. « J'ai arrêté de travailler à l'échelle du bâtiment pour me lancer dans le développement durable », explique la jeune femme qui a d'abord rencontré la vice-doyenne de la Faculté d'aménagement de l'UdeM pour « tâter le terrain » avant de reprendre officiellement ses études et de dissiper quelques appréhensions. « Quand j'étais en master 1 de mécanique et énergétique à Bordeaux, je me souviens d'une fille de 28 ans qui avait repris ses études et qu'on regardait bizarrement... Alors qu'ici, il est normal de reprendre ses études ! », se réjouit Camille, 30 ans, qui pensait être la plus âgée de sa promo canadienne alors qu'elle fait finalement partie des plus jeunes. 

Une autre approche du design

Caroline a aussi repris ses études après plus de trente ans d'interruption. Comme quoi, tout est possible. Depuis 2014, elle est au doctorat à l'École de design (qui figure parmi les 8 meilleures au monde) et donne aussi des cours aux élèves de première année en design industriel.

Et ce n’est pas un hasard si elle a choisi de suivre sa maîtrise en aménagement dans une section très spécifique de l'UdeM, à savoir « Design et Complexité » (DESCO). « Pour moi, le design c'est complexe ! Et j'aime particulièrement la manière dont il est pensé en Amérique du Nord, en tant que moteur du bien-être de l'Homme. Ici, le design est beaucoup plus physique. Il est à la fois une question anthropique, ethnologique, sociologique et spirituelle », annonce la sexagénaire. « Au Canada, le design n'est pas simplement un objet joli ! On l'envisage comme un domaine d'études beaucoup plus vaste. Ici, habiter, c'est exister ! Ça, c'est design », confie la doctorante qui étudie justement les enjeux de l'habitat de demain de la génération des baby-boomers nés entre 1945 et 1953.


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Daisy Le Corre
#Globe-trotteuse #Plume à papote #Queer

Journaliste, Daisy est une amoureuse des mots et de la vie des gens et a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM.