Étudiant international | Diplômée

C’est l’amour qui a mené Renata Ligabue, 28 ans, au Canada il y a deux ans. En couple avec son mari depuis ses 15 ans, elle a décidé de le suivre et de repartir à zéro avec lui à Montréal. Sans hésiter, elle a repris ses études à l’Université de Montréal (UdeM) où elle vient de décrocher une maîtrise en aménagement, option Design et complexité et un poste au Service de l’admission et du recrutement.

« Je veux déménager au Canada. »
 

Avant d’arriver au Canada, Renata travaillait dans la conception environnementale et signalétique à Porto Alegre, au sud du Brésil. Elle avait ensuite lancé son propre studio et même un blogue. « Et puis un jour, sans prévenir, mon mari m’a dit : “Je veux déménager au Canada” », raconte celle qui n’avait jamais envisagé de vivre loin de sa mère. « Mes parents ont divorcé quand j’avais 4 ans, ma mère est tout pour moi, encore aujourd’hui », confie la jeune femme, avec pudeur.

C’est en raison de l’aspect sécuritaire que son conjoint a opté pour le Canada. « Au Brésil, il s’est fait braquer à plusieurs reprises avec une arme à feu. Il en a eu assez », raconte Renata qui a, elle aussi, été victime d’une agression à l’arme blanche à proximité de son université brésilienne. « J’ai aussi assisté au vol de la voiture de mon mari », ajoute la diplômée résignée, qui avait peur de sortir la nuit.

« Cela a été un travail de longue haleine pour moi de déménager ma vie ici. Mais cela en valait tellement la peine, je le reconnais maintenant », lance Renata qui ne regrette rien. Bien au contraire.

« D’un commun accord avec mon mari, on s’est dit que dorénavant notre qualité de vie primerait sur notre pouvoir d’achat », explique la jeune femme, sûre d’elle, qui avait aussi envisagé d’aller vivre en Australie. « Notamment pour le climat, mais le pays nous paraissait moins accueillant que le Canada », avoue celle qui a surtout opté pour Montréal en raison du fameux Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

« Montréal est une ville ludifiée, c’est un terrain de jeu incroyable »
 

« Arrivés ici, on est repartis à zéro! » lance la Brésilienne qui avait un niveau de français « basique » selon elle en débarquant dans la Belle Province.

À celles et ceux qui envisagent de suivre le même chemin, mais qui craignent pour leur niveau de français, elle répond qu’il s’agit d’un apprentissage continu. « Même après 10 ans passés ici, on aura toujours des choses à apprendre, c’est le jeu! Mais c’est vraiment important d’être là pour apprendre le français, il faut s’immerger », confie Renata qui a étudié la langue de Molière pendant plus d’un an avant de venir s’installer au Québec.

Le froid? Elle s’en passerait, mais s’y fait. « Avant de m’installer ici, j’étais venue tester le climat en plein mois de février (rires). Finalement, j’ai appris à apprécier l’hiver », raconte Renata qui en avait aussi profité pour aller aux portes ouvertes d’hiver de l’UdeM. « J’ai adoré l’expérience, c’est là que j’ai eu le déclic et que j’ai choisi d’y étudier. Sans parler du doyen de la Faculté de l’aménagement qui m’avait aidée à choisir mon programme… Il était aux petits soins », se souvient l’Udemienne, fière de son alma mater.

Pour ce qui est des professeurs, la Brésilienne prévient ses compatriotes : « Au Québec, les gens ne sont pas aussi chaleureux et démonstratifs qu’au Brésil! Cela ne les empêche pas d’être très accessibles et bienveillants », raconte la diplômée dont le sujet de maîtrise portait sur la ludification de la ville. « Montréal est une ville ludifiée, c’est un terrain de jeu incroyable », lance la passionnée.

Deux ans après avoir quitté son pays natal, elle avoue que « c’était une idée merveilleuse de venir s’installer ici. » Sa mère? « Elle vient souvent nous voir et on prévoit même de la parrainer pour qu’elle vienne vivre ici. C’est aussi pour ça qu’on avait choisi le Canada ».


À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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