Musique | 1er cycle
Crédit : Marilou Benoit

Cherchez-vous un compositeur, un arrangeur, un directeur musical, un interprète ou un enseignant? Gabriel Evangelista, 34 ans, porte tous ces chapeaux depuis l’obtention de son baccalauréat en composition instrumentale en 2006. Il s’illustre dans une vaste gamme de styles qu’il a appris à maîtriser et à conjuguer de façon originale. Portrait d’un touche-à-tout qui a la musique et le rythme dans le sang.

Qu’est-ce qui t’a mené vers la musique?

Dans mon cas, je crois qu’il s’agit d’une vocation, car j’ai toujours voulu être musicien. Ma situation familiale s’y prêtait fort bien : mon père, José Evangelista, est lui-même compositeur et professeur retraité de l’UdeM. Tel père, tel fils, on peut le dire! Avec la musique classique et le gamelan balinais, il m’a donné mes premières orientations. J’ai par la suite exploré d’autres genres, dont le jazz, le flamenco et la musique cubaine.

Outre la présence de ton père, qu’est-ce qui t’a poussé à choisir l’UdeM?

À vrai dire, c’est grâce à mon amour de la philosophie si j’y suis entré! Au terme de ma scolarité au Collège international Marie de France, j’ai obtenu une bourse d’accueil pour venir y étudier cette discipline. Une fois terminée ma majeure en philosophie, j’ai fait le choix d’étudier la musique en français. La présence de mon père n’a pas été un facteur décisif, contrairement à ce qu’on pourrait penser.

Parmi tous ces rôles énumérés précédemment, lequel préfères-tu et pourquoi?

J’aime vraiment tout, mais ma première flamme, c’est la création! C’est pourquoi j’ai décidé d’étudier en composition plutôt qu’en interprétation. Je voulais me concentrer sur la « construction » de la musique, qui est à la base du processus. Sinon, la musicologie m’intéresse énormément… Or, faire de telles recherches m’obligerait à laisser tomber plein d’autres activités qui me passionnent.

Quel conseil donnerais-tu à ceux et celles qui souhaiteraient étudier en arts?

Savoir joindre passion, lucidité et organisation. Par lucidité, j’entends cette capacité à se centrer sur soi-même et à savoir vers où l’on veut vraiment se diriger. Pour ce qui est de l’organisation, je pense surtout à l’encadrement, sans lequel on peut aisément se perdre en poursuivant ses objectifs. Tout ça peut sembler bête, mais des études dans le domaine des arts et des lettres peuvent mener à cette dispersion!

Comment se démarquer dans le milieu musical?

Je crois que la meilleure solution est d’être très authentique, de faire ce que l’on est censé faire, c’est-à-dire ne pas jouer le jeu de la popularité à tout prix. Toute autre approche est vouée à l’échec. D’ailleurs, Montréal est une bonne ville pour être inspiré, car la création y est favorisée. Ce qu’il y a de particulier ici, c’est qu’il se passe des choses très intéressantes dans tous les styles de musique! Il y a une tradition bien vivante de jazz, qui culmine avec le Festival International de Jazz de Montréal. Du côté classique, on trouve plein d’ensembles réputés : l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Orchestre Métropolitain, le Nouvel Ensemble Moderne, I Musici, pour ne nommer que ceux-là. La scène indie est très forte également, comme en témoigne le phénomène Arcade Fire

L’UdeM est-elle un endroit propice aux collaborations et au tissage de liens?

Oui! D’un côté, les professeurs peuvent éventuellement mettre des étudiants en contact avec des acteurs du milieu professionnel. De l’autre, on peut facilement démarrer des projets qui touchent nombre de départements, qu’il s’agisse de jazz, de musique classique ou de « musiques du monde ». 

Comment t’y prends-tu pour composer? As-tu une démarche particulière?

En fait, l’idéal pour composer au niveau professionnel, c’est d’écrire de façon soutenue, régulière, vaille que vaille. L’objectif est de produire continuellement, même si ce sont des matériaux qui seront laissés de côté au bout du compte. Il faut être méthodique, oui, mais surtout constant. Dans le fond, c’est une boucle : le travail mène à l’inspiration, qui à son tour mène au travail!

De quoi es-tu le plus fier?

Le Projet Bali X avec l’Ensemble de musique balinaise Giri Kedaton en résidence à l’UdeM, sans aucun doute. Cette expérience réussie d’hybridation des genres, réalisée sur mon initiative alors que je codirigeais l’ensemble avec Éric Vandal entre 2006 et 2009, a été aussi exigeante qu’enrichissante.

Quels sont tes projets actuels? 

Je prépare trois albums très différents pour 2017. Un premier de jazz afro-cubain aux contours très « anguleux » avec mon groupe Afilao. Un second de compositions flamencas résolument modernes et teintées de jazz. Puis, un dernier de jazz original en formules solo et trio. C’est à suivre! En parallèle, je continue à faire de la direction, de l’arrangement et de l’interprétation pour des groupes de salsa et de merengue, dont Lengaïa Salsa Brava NG.

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À propos de l'auteur
Simon Frappier

Simon étudie au baccalauréat spécialisé en traduction après s’être adonné à la création littéraire et la littérature comparée. Mû par son appétit sans borne pour les humanités, cet omnivore culturel s’alimente principalement de lettres, de musique et de cinéma. Il aspire à exercer sa plume dans toutes les circonstances et tâte ainsi du journalisme pour la première fois!

Fou de littérature
Apprenti traducteur
Troubadour amateur

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