Au Québec, plus qu’ailleurs, étudier n’interdit pas d’avoir un travail en parallèle. Loin de là! Vendeur, serveur, commis, pigiste, auxiliaire de recherche, etc., il y en a pour tous les goûts à condition de savoir dénicher l’emploi le plus adapté à son horaire universitaire. Tour d’horizon des possibilités qui s’offrent à vous.

Les études doivent rester prioritaires

« En étant active en dehors de mes cours, je me suis rendu compte d’un réel atout canadien : la débrouillardise! », raconte Cindy, ambassadrice de l’UdeM en Italie et étudiante à l’Université de Rome III (Università degli Studi Roma Tre). « Ici, peu de gens travaillent pendant leurs études, alors qu’à Montréal, il m’est déjà arrivé de cumuler six cours et un travail étudiant sans que ça ne me paraisse anormal… », plaisante la jeune femme, fière d’avoir mis la main à la pâte pendant son cursus universitaire. Ses conseils aux futurs étudiants-travailleurs? « Il faut d’abord trouver en emploi qui offre un horaire flexible pour que les études restent prioritaires. Le site du CÉSAR de l’UdeM est parfait pour trouver des offres classées par domaines d’études. Sinon, le site d’Emploi-Québec offre aussi des emplois exclusivement réservés aux étudiants! », explique l’étudiante qui conseille même d’envoyer des candidatures spontanées en personne ou par courriel. « À Montréal, elles sont souvent bien reçues et appréciées par les employeurs. »

Une jeune femme rédige un mot

Travailler au lieu de demander un prêt étudiant

Charlotte, diplômée française à la maîtrise en relations industrielles à l’UdeM en 2015, est aujourd’hui recruteuse dans une agence de placement montréalaise. Mais elle n’oublie pas le temps (pas si lointain) où elle était à la fois étudiante, vendeuse dans une boulangerie et auxiliaire d’enseignement pour assurer ses fins de mois. Ce qu’elle en retient? « Ici, c’est normal de travailler pendant ses études. Cela m’a évité de prendre un prêt étudiant et m’a permis de m’assumer financièrement, sans être un poids pour mes proches », confie la jeune femme qui a appris à développer une motivation et un sens de l’organisation à toute épreuve. Son secret pour trouver un emploi rapidement? « Se promener dans Montréal en emportant une pile de 30 CV sur soi et en déposer là où on aimerait travailler! C’est ce que j’ai fait et ça a fonctionné », se souvient la jeune femme qui n’hésitait pas non plus à faire savoir à son entourage qu’elle cherchait un emploi. « Le bouche-à-oreille est très efficace! Il m’est arrivé de décrocher un contrat grâce à un de mes amis dont le patron cherchait justement quelqu’un pour travailler à ses côtés. »

Rester proactif durant ses études

Youen, qui détient maîtrise en évaluation des compétences de l’UdeM, recommande aux futurs étudiants étrangers de rechercher toutes les opportunités, une fois sur place. « À Montréal, quand tu étudies, tu dois être proactif : on ne va pas faire le travail à ta place! Pour gagner ta vie, tu dois commencer par te trouver un emploi à temps partiel, fais-le », conseille Youen, fier d’avoir travaillé un an comme chef d’équipe chez McDonald’s avant de décrocher des postes à l’UdeM en tant qu’auxiliaire de recherche et chargé de projets.  

Une salle de classe remplie d'élèves

Ses conseils aux futurs étudiants-travailleurs? « Cherchez, rencontrez, essayez-vous et réseautez! Faites savoir que vous êtes disponibles et prêts à travailler. Évitez de vous éparpiller dans vos recherches, soyez préparés, adaptez vos CV et faites un suivi de vos candidatures. » 

Selon Alexandre, étudiant en sciences de la communication à l’UdeM, « si vous ne trouvez pas d’emploi à Montréal, c’est que vous n’êtes pas doués! ». Quand il était dans la restauration, il lui arrivait de travailler quatre heures par jour et de repartir avec 70 $ grâce aux pourboires (tips). Avec 1 000 $ par mois, le jeune homme estime vivre correctement à Montréal pendant ses études.

Travailler sur le campus

Sur le site du Bureau des étudiants internationaux (BEI), il est rappelé que « pendant leur séjour au Canada, les étudiants étrangers sont autorisés à travailler sur le campus de l’Université, même si cet emploi n’est pas lié à leurs études. Le permis d’études délivré par les autorités canadiennes tient alors lieu de permis de travail. Aux cycles supérieurs, il est possible d’occuper un poste d’assistant de recherche ou d’auxiliaire d’enseignement (moniteur, correcteur, etc.). Ces postes sont attribués selon le dossier universitaire et les besoins des départements. »

Travailler hors campus

Le Bureau des étudiants internationaux (BEI) rappelle aussi que « depuis le 1er juin 2014, les titulaires de permis d’études au Canada peuvent acquérir une expérience de travail en travaillant à l’extérieur du campus tout en poursuivant leurs études, ceci sans permis de travail, s’ils respectent les conditions suivantes :

- posséder un permis d’études valide;

- être un étudiant à temps plein dans un programme menant à l’obtention d’un diplôme (excluant les étudiants inscrits en programme d’échanges, étudiants libres, étudiants inscrits en programme d’année préparatoire).

Si vous êtes admissible, votre permis d’études vous permettra de travailler jusqu’à 20 heures par semaine pendant les sessions d’études normales (session d’automne et d’hiver) et à temps plein pendant les congés prévus au calendrier scolaire, comme les vacances d’hiver ou d’été ou la semaine de relâche.

Vous devrez, par contre, faire les démarches nécessaires pour obtenir un numéro d’assurance sociale auprès de Service Canada et vous trouver un emploi. »

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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