Développement durable | Biodiversité

Développement durable. On sait vaguement de quoi il s’agit, mais, comme le dit Alexandre Beaudoin, conseiller en biodiversité et diplômé de l’UdeM, ce n’est pas juste planter des arbres : « C’est repenser en totalité notre manière de faire pour réduire l’impact de nos actions, en plus d’intégrer l’aspect social, l’enfant pauvre du développement durable. »

Le Département de développement durable de l’UdeM est composé d'une petite équipe qui travaille d’arrache-pied pour propulser l’Université de l’avant dans ce domaine. Voici un bref inventaire de ce que vous ne savez pas sur le développement durable à l’UdeM :

Crédit: P.A.U.S.E.

1. Des potagers sur le campus

Le campus de l’UdeM compte une dizaine de jardins où l'on cultive des fruits et des légumes variés, ainsi que des portions de boisés aménagées pour la culture de champignons. L’agriculture urbaine sur le campus est une initiative de P.A.U.S.E. (Production agricole urbaine soutenable et écologique).

2. Des ruches à l’UdeM

On retrouve à l’UdeM plusieurs ruches réparties sur trois sites produisant environ 200 kilos de miel par année. D’ailleurs, l’analyse du miel par le Département de chimie a démontré qu’il était d’une qualité exceptionnelle et 100 % naturel, comparativement à certains miels de l’industrie, souvent coupés à l’eau sucrée. 

Vue aérienne du corridor écologique. Crédit : Département de développement durable, UdeM

3. Un corridor écologique : le projet Darlington

Ce projet mobilise des étudiants et des employés de l’Université, des élus, mais principalement des citoyens de l’arrondissement Côte-des-Neiges. « Le projet du corridor Darlington permet de mener une action concrète, un projet réel, où des gens peuvent voir qu’on fait un effort pour créer un pont avec la communauté de l’arrondissement », explique Alexandre Beaudoin. Cette promenade urbaine reliera le mont Royal à l’Hippodrome et au campus Outremont et permettra ainsi le mouvement des espèces et le déplacement des individus.

Crédit : Mathieu Robert-Sauvé

4. Les projets éphémères : le verdissement du site Outremont 

La communauté de Parc-Extension subit les inconvénients du chantier du Campus MIL depuis quelques années. Pour réduire les impacts, le Département de développement durable, en collaboration avec des organismes locaux, s’active à verdir le chantier, entre autres par l’agriculture urbaine. Les citoyens de Parc-Extension peuvent jardiner sur le site qui devient un espace dont tout le monde peut bénéficier. « Si on continue comme ça, on envoie un très beau message pour l’avenir », croit Alexandre.

5. Des pouponnières d’arbres

Pendant un an, derrière les résidences, l’UdeM a accueilli 10 000 arbres dans le cadre du Plan d’action canopée de la Société de verdissement du Montréal métropolitain (SOVERDI). Concrètement, il s’agit de planter 300 000 arbres d’ici 2025 afin de faire grimper l’indice canopée (indice sur la qualité environnementale d’un milieu) de 20 % à 25 %. Le site Outremont accueillera ces arbres le temps qu’ils gagnent en maturité. Pour le moment, la pouponnière en compte 13 000.

Crédit : Département de développement
durable, UdeM

6. Le rehaussement de la biodiversité du mont Royal

L’UdeM est située sur le mont Royal, le seul lieu au Québec qui possède le double statut historique et naturel. Depuis la construction de l’institution dans les années 1920, un peu de tout a poussé sur le campus, et beaucoup d’espèces sont maintenant interdites sur le mont Royal. « Avec l’agrile du frêne, il va y avoir plus de 300 arbres abattus sur le campus. C’est triste, mais pour moi, c’est une occasion de repenser la dynamique forestière, en nous inspirant des boisés qui n’ont jamais été touchés. Il y a des arbres de 400 ans dans ces boisés, des arbres que Jacques-Cartier a probablement vus! » précise le conseiller en biodiversité.

7. La réintroduction d’espèces disparues

Le Département de développement durable s’active également à créer des habitats humides pour réintroduire des espèces qui ont disparu du mont Royal depuis environ 25 ans, comme la grenouille des bois et le crapaud d’Amérique.

À propos de l'auteur
Alexandra Basque

Alexandra est stagiaire en communication au Service de l'admission et du recrutement depuis janvier 2015. Au SAR, elle est à ses heures rédactrice, photographe, graphiste et vidéaste. Alexandra aime le camping, le cinéma, les chats et le chocolat. 

Stagiaire
Communication
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