Relations industrielles | 3e cycle

Christiane Kammogne, originaire du Cameroun, est doctorante à l'École des relations industrielles de l'Université de Montréal. Au détour de quelques questions, elle en a profité pour revenir sur son parcours, ses passions et ses projets. Portrait de doctorante.

Quel est ton parcours universitaire?

J’ai commencé mes études universitaires au Cameroun avant de les poursuivre en Allemagne et en France. Grâce à mes diverses expériences, j'ai fini par obtenir une licence en sciences économiques et de gestion à l'Université Yaoundé 2 (Cameroun) et un master 2 en gestion des ressources humaines à l'université Pascal Paoli (France). Aujourd'hui, j'ai posé mes valises à Montréal pour préparer un doctorat en relations industrielles à l’UdeM!

Quel est ton sujet de thèse et comment l'as-tu trouvé?

Mon sujet de thèse est très intimement lié à mes expériences professionnelles et à ma passion pour certaines problématiques sociétales comme la santé mentale au travail. Plus concrètement, mon sujet s’intitule « Identité culturelle, travail et santé mentale : une étude de la main-d’œuvre québécoise et canadienne». Autrement dit, j'essaie de comprendre dans quelles mesures l’identité culturelle pourrait changer la manière dont le travail s’associe à l’expérience de problèmes en santé mentale. Je m'intéresse beaucoup à tout ce qui relève de la gestion organisationnelle, de la gestion du changement, de la gestion de la diversité, de la question de l'immigration et à la santé mentale au travail en lien avec l’altérité.

Qu'est-ce qui te passionne dans ce que tu fais? 

Mon sujet de thèse, mais aussi l'expérience d'être doctorante! J’ai l’occasion de travailler avec une équipe de recherche multidisciplinaire qui réunit des chercheurs et étudiants dont les intérêts s’harmonisent parfaitement avec les miens. L'Équipe de Recherche sur le Travail et la Santé Mentale (ERTSM) m’offre un environnement idéal pour développer mes connaissances et correspond bien à mes aspirations personnelles. Et puis, le fait d'assurer de multiples mandats en tant que chargée de cours, auxiliaire de recherche et d’enseignement, m'a convaincue que je voulais faire carrière dans l'enseignement! C'est un grand pas.

Quels sont tes souvenirs les plus marquants à l'UdeM? 

J’aurais aimé répondre à cette question après l’obtention de mon diplôme! La réponse aurait été simple : « le jour où j’ai obtenu mon diplôme de doctorat en relations industrielles ». J’ai vraiment hâte que ce jour arrive! Mais d'une manière générale, j'ai surtout été marquée par la disponibilité des professeurs notamment lorsque je me suis inscrite en thèse. J’ai eu le privilège de rencontrer un professeur formidable qui, non seulement m’a rassurée dans ma démarche, mais qui m'a surtout orientée vers celui qui est devenu mon directeur de thèse : Alain Marchand, pour ne pas le citer. Je lui dois beaucoup.

Si tu devais donner envie à un étudiant de se lancer dans un doctorat, tu lui dirais quoi?

Baccalauréat, maîtrise ou doctorat, peu importe : à l'heure actuelle, les diplômes sont nécessaires pour intégrer le marché du travail! Il ne faut pas hésiter à se lancer, c'est mon premier conseil. Par contre, lorsqu'on choisit de faire un doctorat, il vaut mieux prendre le temps de réfléchir afin de juger de l’intérêt d’un tel cheminement pour sa carrière, ou même pour sa vie. C'est un projet d’une telle envergure que cela nécessite une forte conviction personnelle. Un doctorat réserve parfois son lot de frustrations, d'obstacles et d'imprévus. La seule manière de réussir, c'est bien de croire à ce qu'on fait! Tout est possible, il suffit de s'accrocher.

Comment et où te vois-tu dans 10 ans? 

J'espère avoir terminé mon doctorat et obtenu un poste de professeur dans une université canadienne... Rendez-vous dans dix ans!

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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