Diplômée | Médecine vétérinaire
Julie Gervais, diplômée de l'UdeM en médecine vétérinaire.

 Julie Gervais, originaire d’Abitibi, a passé plus de 12 ans sur les bancs d'école de l’UdeM pour parfaire ses connaissances dans ses domaines de prédilection. Aujourd’hui, elle est chef de service vétérinaire à l’IRIC-Université de Montréal. Entrevue avec une diplômée passionnée.

Quel est ton parcours universitaire?

J’ai toujours voulu être vétérinaire. J’ai eu la chance d’être admise en médecine vétérinaire au campus de Saint-Hyacinthe en 2001. La faculté de médecine vétérinaire de l’UdeM est la seule unité d’enseignement vétérinaire francophone en Amérique du Nord. Pendant cinq ans, j’ai pu suivre des cours de biologie, de physiologie et de médecine pour les grandes et petites espèces animales. L’enseignement clinique et pratique de la médecine m’a beaucoup plu et m'a donné accès à la fine pointe des technologies médicales. Tout cela m’a permis d’aller au bout de mes cas cliniques en ayant recours à des spécialistes et à des technologies actuelles dans toutes les disciplines de la médecine vétérinaire. Pendant mon cursus, j’ai également eu l’opportunité de participer aux symposiums étudiants de l’association canadienne des médecins vétérinaires et de visiter les autres universités vétérinaires canadiennes. J’ai découvert comment les gens travaillaient ailleurs et j’ai même pu faire une prise de sang à un homard à l’Atlantic Veterinary College de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard! C’était mémorable et formateur.

Après ton passage à Sainte-Hyacinthe, qu’as-tu décidé de faire?

Après cinq ans d’études, j’ai obtenu mon diplôme de médecine vétérinaire (DMV) et après 2 ans de pratique dans le domaine des animaux de compagnie et dans un laboratoire de recherche, j’ai décidé de m’inscrire à la maîtrise en sciences vétérinaires, option pharmacologie. J’avais envie de faire de la recherche pour donner un sens à mon travail alors j'ai travaillé sur les modèles de douleurs inflammatoires chez les rats de laboratoire. Au quotidien, je travaillais à temps plein dans un CRO (Contract Research Organization) et je poursuivais mes cours de maîtrise à temps partiel. C’était intense. Vers la fin de ma maîtrise, j’ai aussi débuté les nouveaux microprogrammes en santé publique vétérinaire et puis, j’ai complété une deuxième maîtrise.


Campus de l'UdeM à Saint-Hyacinthe - Médecine vétérinaire

Pourquoi as-tu choisi ce sujet en particulier?

Parce que la douleur, et particulièrement la douleur chronique, est une cause de la diminution de la qualité de vie chez beaucoup de gens. Peu de nouveaux traitements antidouleurs ont été découverts dans les dernières années. Contribuer à améliorer la pertinence des modèles animaux et peut-être contribuer à de nouvelles découvertes me plaisait beaucoup! 

Quels sont tes souvenirs les plus marquants à l'UdeM?

Mon passage à la Faculté de médecine vétérinaire, c’est certain. Je ne connais aucun campus qui ressemble à celui-là! On avait des infrastructures incroyables à notre disposition et on était un petit groupe convivial; c’était parfait pour étudier. J’ai eu l’opportunité de travailler avec diverses espèces animales, mais aussi d’être quotidiennement en contact avec des spécialistes. Il n’y a rien de plus stimulant. Ce que j’ai appris là-bas, je m’en sers au quotidien.

Comment en es-tu venue à t’intéresser à la santé publique?

J’avais repéré le kiosque des nouveaux microprogrammes en santé publique vétérinaire lors d’un congrès. J’ai trouvé cela intéressant alors je me suis inscrite à un cours d’hiver consacré aux « zoonoses », ces maladies qui se transmettent de l’animal à l’humain et vice versa. J’ai tellement aimé ça que j’ai continué! Ma première maîtrise se terminait, alors j’ai décidé de me lancer dans la réalisation des deux microprogrammes en deux ans. Ensuite, j’ai fait le passage à la maîtrise professionnelle en réalisant un stage à la Direction de la santé publique de la Montérégie, tout en travaillant à temps plein. Ce sont des formations qui sont extrêmement pertinentes et qui apportent une meilleure compréhension des différents enjeux de la santé publique vétérinaire. Dans mon travail actuel, j'applique quotidiennement ce que j'y ai appris! Les microprogrammes m’ont beaucoup apportée, je recommande l’expérience à tout le monde, ne serait-ce que pour la qualité d’enseignement et les opportunités de réseautages que cela apporte.

Que dirais-tu à quelqu'un qui a envie de se lancer dans un microprogramme en santé publique vétérinaire?

Il ne faut pas hésiter! Que ce soit en cours du soir ou en cours intensifs, ça se fait très bien et c’est bâti pour des professionnels qui occupent déjà un emploi. Il y a également différents types de parcours possibles selon notre choix d'études (quelques cours, un ou deux microprogrammes ou encore la maîtrise en santé publique vétérinaire). C’est tellement bénéfique et cela élargit vraiment nos horizons professionnels. Et puis la santé publique vétérinaire est un domaine qui va prendre de plus en plus d’importance dans les années à venir. 

Qu’est-ce que l’IRIC?

L’IRIC est un centre de recherche pour le développement de nouvelles thérapies contre le cancer. Il compte 12 plateformes scientifiques à la fine pointe de la technologie. Il permet de mieux comprendre les mécanismes du cancer et contribue à la découverte de nouveaux médicaments pour vaincre cette maladie. Le centre permet, entre autres, de cheminer dans le processus de découverte d’un nouveau traitement. J’ai découvert l’IRIC lorsque je travaillais en CRO. Cet institut m’a toujours impressionnée, notamment pour la qualité des infrastructures et des normes en vigueur dans l’animalerie. Ensuite, j’y ai travaillé comme consultante jusqu’à ce que j’obtienne le poste de chef de service de la plateforme de l’animalerie. 


L'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l'UdeM (IRIC)

En quoi l’UdeM a-t-elle changé ta vie?

L’UdeM m’a permis d’être vétérinaire, ce n’est pas rien! Je suis étudiante depuis 2001, je considère que l’UdeM fait pleinement partie de ma vie. Et maintenant j’y travaille… Je ne pensais pas finir par travailler au sein de mon université mais il s’avère que c’est un milieu stimulant et enrichissant où les choses bougent beaucoup. À l’IRIC, j’ai trouvé ma place! En tant que chef de service vétérinaire, mon poste combine les responsabilités de médecin vétérinaire et de gestionnaire de l’animalerie, ce qui me permet d'avoir un emploi varié et très stimulant. 

Que dirais-tu à ceux qui, comme toi qui vient de l'Abitibi, hésitent à quitter leur région?

Montréal, ce n’est pas compliqué! Il faut la considérer comme plusieurs petits « Abitibi ». Moi, par exemple, je cultive un jardin en bacs dans mon arrière-cours. Et puis, je n’ai plus de voiture. C’était un de mes objectifs de carrière non-avoué : aller travailler en transports en commun. On habite son quartier plus qu’autre chose. Et pour ceux qui commenceraient par étudier à Saint-Hyacinthe, n’ayez pas peur, le campus est à taille humaine.

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À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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