Musique | Enseignement

Sara Germanov a commencé à jouer du piano quand elle avait 5 ans. Avant d’auditionner à l’Université de Montréal où elle a obtenu un baccalauréat en musique, elle avait également étudié à l’École de musique Vincent-d’Indy. Tout au long de son parcours, elle a enseigné principalement à des élèves de maternelle et du primaire, ce qu’elle fait encore maintenant. Quand le microprogramme en enseignement instrumental a été ouvert, elle n’a pas hésité une minute à déposer sa demande d’admission. Rencontre.

Pourquoi avoir choisi le microprogramme en enseignement instrumental?

Après mon baccalauréat, je me suis dit « voilà une belle occasion d’aller chercher des outils pédagogiques ». Quand on enseigne, on le fait souvent de la manière dont nous-mêmes l’avons appris avec nos professeurs. Et ce n’est pas efficace pour tous.

À quoi ressemblent les cours du microprogramme?

Il y a des séminaires et des ateliers de didactique. J’ai beaucoup aimé la table de réflexion sur l’enseignement de la musique, avec Mathieu Lussier, responsable du microprogramme. L’atelier sur la formation auditive a été particulièrement utile : ce n’est pas évident à enseigner et c’est pourtant essentiel. Celui sur l’enseignement musical aux clientèles particulières m’a mieux outillée pour reconnaître les élèves ayant des troubles d’apprentissage et travailler avec eux. J’ai aussi trouvé très intéressant le fait de côtoyer d’autres professeurs de mon âge qui enseignent différents instruments.

Quel est le principal défi que doit relever un professeur d’instrument?

D’abord, réussir à faire communiquer les élèves : souvent, ils sont intimidés. Il faut prendre le temps de les connaître pour comprendre leurs motivations. Ensuite, et c’est le plus difficile, c’est d’enseigner la persévérance : nous sommes dans une société où les choses vont vite, alors les élèves ont de la difficulté à comprendre pourquoi il faut consacrer tant de temps à l’apprentissage d’un instrument. C’est même aussi le cas des parents parfois, en particulier ceux qui n’ont jamais joué d’un instrument de musique. Je leur montre donc comment organiser les pratiques. Une pièce, c’est comme un bol de salade. On ne peut pas juste y mettre une tomate au complet : il faut prendre le temps de la travailler pour mieux l’apprécier! Il faut de la pratique. Et la pratique, ce n’est pas seulement jouer du piano sans avoir d’objectif à atteindre.

Votre manière d’enseigner a-t-elle changé?

Le microprogramme m’a emmenée plus loin sur le plan personnel mais aussi en tant que professeure. J’ai une meilleure compréhension des particularités de chaque élève et la communication avec les parents est plus facile. Les élèves ont aussi plus de facilité à s’ouvrir à moi. Avant de suivre le microprogramme, je me limitais au classique, car c’est ce que je connaissais. Mais au fond, mon travail est d’enseigner le piano. Et avec cet instrument, on peut pratiquer tellement de genres : blues, musique de jeux vidéo… La musique classique demeure ma zone de confort et me permet d’enseigner des techniques, mais on fait aussi de l’improvisation avec d’autres genres, ce qui est très apprécié par les élèves. Et ils se passent le mot!

Comment envisagez-vous la suite?

J’ai envie de continuer à enseigner, probablement à une clientèle adulte. Et je viens d’être acceptée à la maîtrise en ethnomusicologie à la Faculté de musique : je suis d’origine bulgare, je souhaiterais faire un état des lieux de la musique bulgare à Montréal.

Envie d’en savoir plus sur le microprogramme en enseignement instrumental? Visitez la page descriptive du programme

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