Après avoir obtenu une maîtrise en sciences de la communication et un doctorat en communication organisationnelle à l’UdeM tout en assurant son rôle de mère, Leïla enseigne désormais la communication à la faculté des sciences de Tunis. Retour sur le parcours d’une ambassadrice de l’UdeM.

Pourquoi avoir choisi l'Université de Montréal?

J’ai choisi l’UdeM pour trois raisons : la langue, la solidité de la formation et la culture. Je viens d’un pays francophone mais dont la langue officielle est l’arabe. Lorsque j’ai terminé mon baccalauréat, je savais que je ne voulais pas partir en Europe. J’avais une préférence pour l’Amérique du Nord : Montréal était le choix idéal. La solidité de la formation est sans équivoque. J’avais le privilège d’être encadrée par des professeurs de haut calibre et qui détiennent des chaires de recherches. Par ailleurs, lors de mon doctorat, on suivait une formation conjointe avec trois autres universités. Imaginez la qualité de l’enseignement auquel on avait droit ! Et enfin la culture, ou plutôt la diversité culturelle canadienne. Il y a une considération pour la culture de l’autre, dans le sens de la richesse et non pas de la séparation. L’UdeM fait écho à cette manière de considérer la diversité culturelle qu’on retrouve dans les collaborations internationales au niveau de la recherche. 

Où travaillez-vous présentement?

J’ai obtenu un poste d’enseignement à la faculté de sciences de Tunis. J’enseigne la communication à des ingénieurs géophysiciens. Au regard de la nature de leur travail et de leur futur milieu professionnel, bien communiquer s’avère nécessaire. En Tunisie, l’éducation de la communication est marginalisée, voire invisible. Il est important pour moi de changer l’approche (tunisienne) par rapport à la communication et lui donner la place qui lui revient. C’est dans ce sens que je souhaite développer ma carrière. 

Qu'est-ce qui vous a poussé à devenir ambassadrice pour l'UdeM?

J’ai répondu à un courriel de la part de Lorraine Gauthier qui cherchait quelqu’un pour l’accompagner au Salon Édu Canada, tenu dernièrement à Tunis. L’Université de Montréal fait partie de ma vie. J’y ai passé plusieurs années entre ma maîtrise et mon doctorat. Je la connais de l’intérieur et par conséquent j’étais outillée pour faire profiter des élèves et étudiants qui souhaitent en faire partie avec les informations que j’avais. En outre, c’est un privilège de représenter l’UdeM. Non seulement c’est mon université, mais c’est également une université prestigieuse dont je suis fière d’avoir fait partie et d’en être doublement diplômée.

Comment définiriez-vous votre rôle d’ambassadrice ?

Je représente l’UdeM lors d’événements académiques, mais c’est aussi partager mon expérience, développer un réseau avec nos pairs et le mettre au profit d’une nouvelle génération d’étudiants tunisiens de l’UdeM à qui nous pourrions offrir soutien et conseils.

Quels conseils donneriez-vous à des étudiants tunisiens qui seraient intéressés par l’UdeM et qui n’oseraient pas franchir le pas ?

Je leur dirais tout simplement de foncer ! C’est une école, non pas uniquement dans le sens académique du terme, mais aussi en terme d’apprentissage sur le plan personnel. On a droit à un enseignement de haute qualité mais il y a aussi une culture qui promeut la communication et une proximité et avec les professeurs. Ils nous encouragent à apprendre et nous poussent à aller de l’avant. Il y a quelques années, je suis partie seule de Tunisie pour faire mes études de maîtrise à l’UdeM. Des années plus tard, je retourne en Tunisie avec en main deux diplômes de cycles supérieurs, une famille (mon mari que j’ai rencontré au parc du Mont-Royal et mes deux enfants nés à Montréal) et une richesse personnelle non quantifiable.

Comment avez-vous géré le fait d’être mère et étudiante ?

J’étais chargée de cours et assistante de recherche quand j’étais enceinte de mon premier enfant. J’ai fait ce même travail une fois que mon fils est né ; pareil avec ma fille. C’est la polyvalence des tâches qu’on apprend. Nous n’avons pas la culture du travail et des études en Tunisie, sauf peut-être lors des vacances d’été. Au Canada, on peut étudier à temps plein et travailler à l’université ou ailleurs 20 heures ou plus sans que cela ne nuise aux études. On apprend depuis le début à gérer ses priorités. Je travaillais et étudiais déjà avant d’être maman. Je savais comment gérer mon temps. Je pouvais ainsi préparer mes cours à la maison en étant avec les enfants et j’assumais mes heures d’enseignement une fois à l’université. 

Par quel(s) aspect(s) de Montréal avez-vous été séduite ?

J’appréciais la sécurité de Montréal, qui est un atout de taille. Je me rappelle que lors des examens de fin de session, certaines bibliothèques restaient ouvertes 24h/24. Je n’avais aucune crainte à rentrer à la maison tard dans la nuit ou au petit matin. J’aime aussi beaucoup la vie culturelle de Montréal durant l’été. Il était rare que je rentre en Tunisie durant la période estivale. Il y a un boom culturel extraordinaire entre les festivals, les concerts, les parades, que je trouve dommage de rater. 

Quelle est votre plus grande fierté en tant qu’ambassadrice ?

C’est lors du Salon Édu Canada que je me suis rendue compte que je suis celle qui prodigue et non pas celle en quête de conseils. C’est dans un moment d’euphorie, face à des centaines d’étudiants qui posent mille et une question sur l’université, le cheminement ou bien l’inscription, que l’on se rend compte du couronnement d’un long parcours.

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À propos de l'auteur
Ambre Sachet

Ambre est journaliste au Service de l'admission et du recrutement et rédactrice pour le blogue Objectif UdeM. Critique culturelle et bloggeuse féministe, Ambre est une assoiffée de voyages, de cinéma et de littérature. Elle pourrait passer ses journées à décortiquer des films par l'écriture et à expliquer son adoration pour le néoréalisme italien.

Critique artistique
Féministe invétérée
Journaliste d'investigation

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