Aménagement | Cycles supérieurs

Olivier vient tout juste d’obtenir son diplôme de maîtrise en architecture. Après cinq années passées sur les bancs de l’École d’architecture de l’UdeM et un stage professionnel, il sera bientôt membre de l’Ordre des architectes du Québec et officiellement architecte. Portrait d’un passionné qui a déjà quelques contrats assurés.

Département

École d'architecture

Au Cégep de Saint-Hyacinthe, Olivier ne faisait pas partie des premiers de classe, et pour cause. « J’ai suivi le programme en sciences de la nature dans l’idée que ça m’ouvrirait des portes par la suite… J’ai détesté mes cours, sauf les plus abstraits : la philosophie, la littérature et les maths avancées », raconte le jeune homme qui s’est ensuite inscrit au baccalauréat en urbanisme à l’UdeM avant de bifurquer en architecture. Il n’y a pas de hasard. « Je suis entré à l’École d’architecture de l’UdeM par passion avant même d’en avoir conscience. J’avais l’intuition que j’aimerais l’architecture, car le domaine piquait souvent ma curiosité, alors je me suis lancé […] » Et il a eu raison de se faire confiance même s’il reconnaît que les études en architecture ne sont pas faites pour tout le monde au regard de l’implication personnelle que cela nécessite.

Aujourd’hui fin connaisseur dans son domaine, Olivier regrette qu’on réduise parfois l’architecture à une simple rencontre entre les arts et les sciences.

L’architecture n’est pas une science ni un art. C’est une discipline autonome, une tradition de connaissances et surtout de l’innovation! 

À l’UdeM, ses professeurs l’ont d’ailleurs poussé à développer un esprit critique et une culture architecturale inédite à l’extérieur de l’école. Jean-Pierre Chupin, son professeur de théorie du projet architectural, fait partie des figures qui l’ont marqué. « Il est à l’origine d’un atelier qui a complètement changé ma vision des choses. Cela s’appelait OUPROPO : OUvroir de PROjets POtentiels : le cours consistait à détourner des objets pour les détacher de leur sens premier et en arriver parfois à une lecture poétique », précise Olivier.

Le rapport professeur et étudiant, très proche de celui du maître et de l’apprenti, est l’idéal pour un transfert de connaissances en douceur.

C’est aussi ce qui l’a conforté dans sa décision de poursuivre sa maîtrise à l’UdeM. « Je voulais continuer à travailler avec des professeurs que je connaissais et que je trouvais excellents! Certains d’entre eux m’ont permis d’accéder à une partie de leur réseau, c’est inestimable », confie le jeune homme qui a compris que c’est en se faisant connaître qu’on se fait un nom. « À peine sorti de l’école, j’ai déjà de beaux contrats de conception d’habitations devant moi. Je vais pouvoir m’établir facilement à mon compte. J’utilise mon site Internet comme vitrine et je reste proactif sur les réseaux ou par l’intermédiaire du bouche-à-oreille… », raconte le diplômé, fier de pouvoir exercer sa passion à Montréal, une ville qu’il juge pleine de potentiel. « Montréal bouillonne! C’est une ville qui n’a pas une densité si élevée comparée à Toronto ou à New York, on peut donc faire varier les paradigmes d’habitation plus facilement, c’est appréciable. »

Maintenant qu’il est officiellement diplômé, Olivier aimerait surtout voyager, ce qu’il n’a pas fait depuis cinq ans. « Pendant mes études, je n’avais pas le temps et puis je travaillais juste pour payer mon loyer! Là j’ai besoin de voir le monde, de me confronter à l’architecture. Je voudrais commencer par aller en France pour voir sa tradition architecturale. Et, pourquoi pas, faire une tournée des villes européennes qui possèdent encore un pont habité […] », espère le passionné qui a d’ailleurs consacré son projet final au pont habité entre Windsor et Détroit. Un doctorat? Il flirte avec l’idée. L’avenir le dira…


Visitez le pavillon d'aménagement

À propos de l'auteur(e)
Daisy Le Corre

Journaliste, Daisy est une amoureuse des mots et de la vie des gens et a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM.

Globe-trotteuse
Plume à papote
Queer

Abonnez-vous à notre blogue

En saisissant votre courriel, vous consentez à recevoir des communications de l’UdeM.

Admission Automne 2021 : Encore temps
Université d'été 2021
Le test cursus: pour trouver votre voie