Musique | D.E.P.A.
Catherine St-Arnaud, étudiante au D.E.P.A. en chant classique.

Quand elle était petite, Catherine St-Arnaud voulait être astronaute, détective, avocate, ingénieure… Finalement, la vie en a décidé autrement et c’est vers une carrière de chanteuse qu’elle s’est dirigée. Portrait d’une Udemienne déjà en haut de l’affiche.   

Après sa maîtrise en musique à l’UdeM, Catherine n’avait pas vraiment l’intention de quitter les bancs de la faculté. «Je ne voulais pas non plus me lancer dans un doctorat ni écrire une thèse alors j’ai opté pour un diplôme de troisième cycle en chant classique (D.E.P.A.)! C’était la formation qui me convenait le mieux et qui me permettait de rester un an de plus à l’université pour me perfectionner», raconte celle qui multiplie les rôles principaux à l’opéra et qui n’est pas venue à l’UdeM par hasard. 

«Je voulais vraiment étudier à la Faculté de musique de l’UdeM pour la réputation de certains professeurs comme Rosemarie Landry, Francis Perron, Jean-François Rivest, Robin Wheeler, entre autres», souligne Catherine qui a préparé son baccalauréat à l’Université de Sherbrooke. «Le fait que l’UdeM soit un établissement francophone où les anglophones sont les bienvenus est aussi un atout majeur! Je le constate quotidiennement: mes camarades de classe viennent de plusieurs coins des États-Unis et du Canada, dont l'Île-du-Prince-Édouard et d'autres provinces maritimes. Ils apprennent le français petit à petit et l’UdeM les aide à progresser», raconte la soprano, fière de faire partie d’une «école de très haut niveau».


Le pavillon de la Faculté de musique. 

La jeune femme se souvient encore de son audition pour être admise à la maitrise. «C'est très intimidant comme processus de sélection! Concrètement, il y a quatre ou cinq juges devant toi qui t'écoutent et qui prennent des notes en silence. Et puis côté théorique, il faut pouvoir chanter en trois langues et déjà connaître des styles de compositeurs différents... Mais c'est le fun! » 

Aujourd'hui inscrite au D.E.P.A., l’étudiante en 3e cycle passe ses journées à s’adonner à sa passion principale : le chant. «Quand je tombe malade, il m’arrive de ne pas chanter pendant plus d’une semaine… Ça me fait mal! C’est comme les sportifs privés de sport, ils leur manquent quelque chose! Dès que je chante, je me sens bien», confie la passionnée qui, dans dix ans, espère gagner sa vie avec la musique, enseigner et puis «chanter ici, chanter ailleurs». 

Une perspective qui ne lui parait pas impossible depuis qu’elle est à l’UdeM notamment si elle se fie aux parcours de certains de ses prédécesseurs. «En musique et en chant, il y a de nombreux diplômés de l’UdeM qui font de très belles carrières. Je pense notamment à Layla Claire qui chante un peu partout dans le monde. Étudier à l’UdeM, c'est recevoir une formation solide avec des professeurs qui ont une vraie expérience musicale et qui ont vécu grâce à la musique. Nos professeurs sont des artistes qui enseignent, ce sont nos maîtres!» 

À l’UdeM, Catherine a aussi pris ses marques en matière de productions d’opéra. «C’est une expérience incomparable! On s’habitue à exercer un job de rêve : on apprend des rôles du répertoire par coeur, on s’améliore vocalement, on essaie des costumes, on travaille la mise en scène, on collabore avec l’orchestre : cela demande des milliers d’heures de travail de monter un rôle!», lance l’étudiante qui a joué d’ailleurs le rôle principal (Suzanne) dans Le nozze di Figaro de W.A. Mozart en février 2016 à l’Université de Montréal. «C’est l’un des plus longs rôles à chanter pour les sopranos, c’est du grand art qui demande de nombreuses heures de préparation.» 


Catherine interprétait le rôle de Nella dans la pièce Gianni Schicchi de Puccini en février 2014. 

À ces productions d’opéras s’ajoute son cours d’atelier baroque. «C’est un peu comme des cours de musique de chambre. Notre objectif est de monter une oeuvre chaque semestre. On est vraiment dans l’interprétation! J’apprends aussi beaucoup lorsque mes collègues sont sur scène, c’est une belle expérience d’apprentissage», mentionne celle qui ne fait pas de différence entre les arts et les sciences. «En musique, on travaille autant qu’en médecine! On ne fait peut-être pas de la science mais pratiquer un instrument c’est tout aussi difficile, dans un genre à part», lance Catherine qui pratique le chant au moins 2h30 par jour, apprend la diction lyrique, l’histoire, les contextes de composition et les partitions. «S'il n'y a pas d’art, la science ne vivrait pas non plus. Beaucoup d’étudiants en médecine ont d'ailleurs fait un double DEC musique/sciences car la musique, comme toute autre forme d’art, demande une grande discipline de vie.»

Découvrez Catherine alors qu'elle interprète le rôle de la princesse Laoula dans l'opéra L'étoile, d'Emmanuel Chabrier : 

Informez-vous sur les différentes formations offertes à la Faculté de musique de l'UdeM. 

En savoir plus


Prêt à déposer votre demande? N'attendez plus!

Déposer ma demande

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

Globe-trotteuse
Plume à papote
Queer

Abonnez-vous à notre blogue

En saisissant votre courriel, vous consentez à recevoir des communications de l’UdeM.

Le test cursus: pour trouver votre voie