Vie étudiante | Montréal

Venir étudier à Montréal, c’est aussi apprendre à vivre au rythme d’un climat atypique! Rares sont les endroits où les saisons se succèdent si franchement. Impossible, par exemple, de ne pas voir la ville troquer son manteau d’hiver contre son habit printanier, exhibant déjà quelques rameaux bourgeonnés. Voyage au cœur des saisons montréalaises par celles et ceux qui ont appris à les côtoyer. 


Des étés chauds et humides, des hivers rigoureux, un printemps express et un automne resplendissant : c’est le tableau saisonnier un peu grossier qu’on pourrait dresser de Montréal. Mais comment traduire le langage des saisons au quotidien? Comment passer de - 15 à + 15 °C en quelques jours et s’en réjouir?


Les bonhommes de neige : un classique d'hiver. 

Jérémy, étudiant à l’UdeM en Science de la communication et originaire de Nouvelle-Calédonie (où il fait de 20 à 25 °C l’hiver!) en sait quelque chose. « Ce que j’apprécie particulièrement à Montréal, c’est le marquage des saisons. Le visage de la ville se métamorphose au fil des mois, aucune saison ne se ressemble! », souligne le jeune homme qui « adore » assister à la réouverture des terrasses de la ville une fois l’hiver terminé. « Même s’il ne fait que 10 °C, ça fait du bien d’être en terrasse, on se sent revivre et le climat nous pousse à en profiter encore plus! »

Son premier hiver? « C’était la panique! Mais les séances d’intégration offertes par l’Université m’ont été très utiles », se souvient l’étudiant qui voyait ses mains s’assécher à vue d’œil. « Ça n’a duré qu’un hiver! Mon corps s’est ensuite rapidement adapté au climat montréalais. »


Valeria profite de la température estivale de Montréal. 

Pour Valeria aussi, c’est le marquage des saisons qui est le plus stimulant. « Je viens d’Amérique du Sud, je n’ai vécu que dans des pays chauds alors l’hiver était un parfait inconnu pour moi… La première fois, j’ai été complètement éblouie par la beauté des paysages enneigés et les Noëls blancs me rappelaient ceux de certains films américains! », confie l’udemienne qui apprécie chaque saison à sa juste valeur. « J’adore que les saisons soient vraiment marquées, j’adapte mon horaire d’activités en fonction d’elles. À l’automne, quand il ne fait ni trop chaud ni trop froid, je me promène et je contemple les teintes ocre et cuivrées de la ville. L’été, je suis dehors en permanence! »


Valeria a également découvert la joie de déblayer l'entrée. 

L’hiver? « Je reste au maximum à l’intérieur, je bois du thé, je lis des livres ou bien je regarde les films que je n’ai pas eu le temps de regarder l’été… », raconte la jeune femme qui module ses envies au rythme des saisons parfois « intenses ».

 « L’été, à Montréal, je trouve qu’il fait parfois aussi chaud qu’à Tahiti! » - Kévin, étudiant à l'UdeM 


Avant d’arriver à Montréal, Kévin, originaire de Tahiti, n’avait connu que l’été ou la saison des pluies. « C’est sûr que ça a changé ma vie de venir vivre ici! Je n’avais jamais vécu dans un pays où le passage d’une saison à l’autre se faisait autant sentir. L’été, à Montréal, je trouve qu’il fait parfois aussi chaud qu’à Tahiti! Le seul inconvénient, c’est la pluie qui arrive souvent sans prévenir… Et quand il pleut, il pleut! », insiste le jeune homme qui considère l’automne comme sa saison préférée. « La température est parfaite! Il ne fait ni trop chaud ni trop froid. Les arbres changent de couleur, c’est unique au monde et magique à voir. »


Kévin profite des paysages magnifiques de l'automne. 

Ses souvenirs d’hiver? « Je me souviens de ma première année à l’UdeM : j’avais de la neige jusqu’aux genoux et je n’avais pas encore acheté de bottes, j’étais vraiment surpris! », explique Kévin qui n’en croyait pas ses yeux lorsqu’il a vu des prévisions météo de - 40 °C. « Avant Montréal, la température la plus basse que j’avais connue était de 15 °C… Mais j’ai quand même bien vécu mon hiver parce que j’étais bien équipé! Évidemment, il fait froid mais on s’y habitue, cela n’empêche pas de sortir! Si on reste enfermé, l’hiver peut devenir insupportable et paraître super long! », prévient l’étudiant qui invite les plus frileux à profiter des activités offertes par la ville en se couvrant bien.

L’autre aspect auquel il faut être préparé : le changement extrême de température. « Parfois, il fait 10 °C avec ciel bleu et plein soleil, et le lendemain, il y a de la neige partout et il fait - 20 °C... Ça peut être difficile à supporter, moralement surtout, mais à force, on s’y fait et la vie continue! », sourit Kévin qui ne réduira jamais une ville à son climat. 

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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