Fête des mères | Cycles supérieurs

Priscylla, 38 ans et originaire du Brésil, est doctorante en droit mais aussi maman d’un petit garçon de 11 ans. À l’occasion de la fête des mères, on lui a posé quelques questions sur sa situation d’étudiante-parent et sur la gestion de son précieux temps. Inspirez-vous. 

Programme d'études

Doctorat en droit

Comment parviens-tu à concilier ta vie d'étudiante et de mère de famille?

Ce n’est pas toujours facile comme mode de vie! Il arrive que je me sente coupable d’étudier pour mon doctorat pendant les fins de semaine et les vacances. Parfois, mon petit garçon me demande aussi de passer plus de temps avec lui… Mais, dans le même temps, je n’oublie pas que c’est une expérience très enrichissante que je suis en train de vivre. Je parle beaucoup avec mon enfant de mon quotidien et même de mon sujet de recherche. Je sais qu’il est fier de moi. Je crois que c’est important qu’il voie sa mère comme une femme qui travaille et qui a une vie en dehors de la maison ou de la famille. Peut-être que c’est aussi une façon de lui apprendre à respecter les autres femmes dès son plus jeune âge. Lorsque j’ai débuté mon doctorat, il a commencé à m'aider davantage au quotidien, à être plus solidaire et plus indépendant. Le doctorat a des bons côtés !

Quels conseils donnerais-tu aux parents qui hésitent à suivre ou à reprendre des études?

C’est un gros défi mais l’opportunité pour les membres de la famille d’en sortir grandis est magnifique! Toute la famille se développe et apprend ensemble, c’est un réel travail d’équipe que de concilier vie étudiante et vie de famille.

Est-ce que la vie de mère-étudiante est plus simple ici qu'au Brésil, par exemple?

C’est très différent, avec des avantages et des inconvénients des deux côtés. Par exemple, au Brésil nous étions proches de notre famille et il y avait une baby-sitter pour nous aider dans la vie de tous les jours. En revanche, nous passions la majeure partie de notre vie à travailler et nous n’avions pas beaucoup de temps à consacrer à notre fils. Ici, nous travaillons beaucoup aussi, mais la vie familiale est davantage respectée ou du moins valorisée.

Quels sont tes projets et ceux de ton fils?

Actuellement, ma recherche porte sur les droits territoriaux des peuples autochtones et traditionnels. Après mon doctorat, je prévois de suivre un post-doc et devenir ensuite professeure. Quant à mon fils, il m’a dit qu’il aimerait être anthropologue, écrivain et professeur. Je sais que ça va changer avec le temps mais c’est déjà admirable d’observer comme il est curieux et animé par le savoir. Je crois qu’avoir deux parents au doctorat aide un peu…

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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