Témoignage | Histoire inspirante

C’est en 2006 que Daniel Pereira Milazzo, originaire du Brésil, a découvert le Québec. Pendant son bac en journalisme à l’Université de Sao Paulo, il réalise un échange universitaire à l’Université Laval en science politique. C’est aussi là-bas qu’il rencontre Sara, une étudiante québécoise au certificat en journalisme qui, quelques années plus tard, deviendra sa femme. Derrière le conte de fées se cache aussi une belle histoire d’adaptation et d’intégration.

Programme d'études

Doctorat en littérature

Après s’être marié au Brésil en 2010 et avoir passé quatre ans à Rio, le couple décide de tout quitter et de poser ses valises à Montréal. « Là-bas, j’étais journaliste de terrain, je travaillais aussi à la télévision, j’avais un bon poste mais je n’avais aucun avenir », confie Daniel qui n’a jamais souffert d’insécurité mais qui « galérait » parfois pour boucler les fins de mois. « Le coût de la vie à Rio est très élevé. En arrivant à Montréal, je ne savais pas que cela n’avait rien à voir, c’était une belle surprise! », se souvient Daniel, aujourd’hui doctorant en littérature (française) comparée à l’Université de Montréal

En amour avec le français

 « L’envie d’étudier en littérature, je l’avais depuis ma période de bac en journalisme », souligne celui qui se considère comme francophile. Mais ce n’est qu’une fois installé à Montréal, du haut de ses 29 ans, qu’il a osé déposer sa demande d’admission à la maîtrise. Si sa langue maternelle est le portugais, ce Brésilien de Montréal manie la langue de Molière à merveille, et pour cause. « J’ai toujours voulu aller étudier en France », raconte Daniel qui a tenté sa chance, en vain, pour partir en échange à Grenoble durant son bac. « J’avais écrit “la” au lieu de “le” reportage dans ma lettre de motivation, alors j’ai été recalé », confie simplement le jeune homme, bientôt papa, qui parle aussi anglais couramment.

 Finalement, il a profité de l’entente de son université avec la CREPUQ pour étancher sa soif d’apprendre le français, à tout prix. Le Québec? À l’époque, il ne connaissait pas tant que cela la Belle Province. « Je l’avoue, je n’avais pas fait trop de recherches sur la région avant de venir étudier ici… (rires) ».

 « J’ai aussi choisi d’étudier à l’Université pour faciliter mon intégration. »

 Amoureux de la langue française au point d’y consacrer un mémoire de maîtrise et une thèse de doctorat, il estime qu’il lui restera toujours des « nuances à maîtriser ». D'ailleurs, il conseille à tous ceux qui veulent se remettre à niveau de suivre une session de cours de propédeutique (NDLR : cours préparatoires). Il a trouvé l’expérience très enrichissante. « Cela m’a permis de découvrir les bases de la pensée littéraire et de rentrer doucement dans le bain en connaissant davantage certains professeurs de mon département », raconte Daniel, fier d’être désormais diplômé de l’UdeM.

 « J’ai aussi choisi d’étudier à l’Université pour faciliter mon intégration. Cela permet de se structurer, de rencontrer de belles personnes et parfois même de trouver un emploi : je suis maintenant employé de l’UdeM tout en étant doctorant », rapporte Daniel qui reconnaît que ce n’est pas toujours « facile » de tout concilier. « Il faut une bonne dose d’organisation », résume le travailleur acharné.

 Après son doctorat, il ne sait pas encore ce qu’il fera. « Peut-être professeur. J’ai déjà donné un cours à des étudiants au baccalauréat, j’ai beaucoup aimé. Mais je suis très content de ce que je fais ici actuellement, au Service de l’admission et du recrutement à l’UdeM », confie Daniel qui prévoit aussi d’écrire un livre. « J’ai plusieurs textes commencés, mais très peu qui sont terminés! J’y pense. »

Quant à son examen de synthèse, il sait qu’il approche à grands pas mais ne se met pas de pression pour autant. « Cela ne sert à rien de stresser, il suffit de s’organiser. » À celles et ceux qui envisagent de marcher dans ses pas, Daniel a quelques conseils à donner. « Montréal est une ville hyper-intéressante et l’Université de Montréal est un établissement d’excellence. Profitez-en si vous le pouvez et n’hésitez surtout pas. Une fois sur le campus, ne restez pas dans votre coin! Faites-vous confiance! »


À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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