Études internationales | 1er cycle
Mégane en haut à gauche

Mégane, originaire de Belgique, a suivi un baccalauréat en études internationales à l’Université de Montréal (UdeM), option science politique avec une spécialisation régionale sur l’Asie de l’Est. Aujourd’hui, elle travaille à Toronto à l’Association canadienne pour l’OTAN en tant que program editor tout en poursuivant des activités de recherche et de sensibilisation bénévolement. Interview. 

Pourquoi avais-tu choisi de venir étudier à Montréal, et à l’UdeM en particulier?

L’Université de Montréal est l’université francophone la plus reconnue au Canada, figurant dans le peloton de tête des classements mondiaux en sciences sociales. C’est en 2013, avec l’aide d’une ambassadrice en déplacement à Bruxelles, que j’ai trouvé le programme de l’UdeM qui me correspondait le plus. Étant belgo-canadienne, née d’un père belge et d’une mère québécoise, étudier à Montréal en français me tenait à cœur : je voulais relier mes racines en un projet universitaire multidisciplinaire tourné vers l’international. Quant à Montréal, c’est une ville vibrante et multiculturelle qui a tout à offrir. Mon choix a été vite fait!

Pourquoi le programme du bac en études internationales était-il celui qui te plaisait le plus?

La première chose qui m’a attirée, c’est la flexibilité et les possibilités de cours qui m’étaient offertes. Après deux sessions de cours obligatoires, j’avais ensuite l’embarras du choix pour me faire plaisir avec des cours à la carte. J’ai donc suivi des cours d’histoire, d’économie, de droit, de géopolitique, de langue, de politique, d’anthropologie, etc. Ce sont aussi les possibilités d’échanges étudiants internationaux qui m’ont attirée étant donné mon intérêt pour les relations est-asiatiques. J’en ai donc profité pour partir en Corée du Sud le temps d’un semestre : c’était une expérience très enrichissante qui, aujourd’hui encore, a un impact réel sur mes choix scolaires et professionnels. Cette expérience m’a permis de devenir cette jeune professionnelle enthousiaste que je crois être. Je reste inspirée par les relations humaines tricontinentales que j’ai pu nouer durant mon parcours. 

À l’issue de ton cursus à l’UdeM, quel a été ton parcours?

J’ai fait des demandes d’admission à plusieurs programmes de maîtrise/master au Canada et en Europe, et finalement j’ai choisi de poursuivre un MA collaboratif en science politique et étude de l’Asie-Pacifique à l’Université de Toronto et à la Munk School of Global Affairs. Cela correspondait parfaitement à mes attentes, la diaspora coréenne étant d’ailleurs très présente à Toronto. J'ai terminé mon stage à l'Association de l'OTAN en avril 2017, et ai endossé le rôle de Coordinatrice à l'Institut pour la Citoyenneté Canadienne (ICC), pour leur portfolio de cérémonies de citoyenneté spéciales à travers le pays (spécifiquement les cérémonies des régions francophones et bilingues). Cela m'a permis de découvrir plein d'endroits au Canada tel que le Nouveau Brunswick, la Nouvelle Ecosse, le Nord de l'Ontario, et la région de Kelowna dans l'Ouest. (...) L'année passée, j'ai également endossé le rôle de Directrice de recherche pour HanVoice, une ONG travaillant pour les droits de l'Homme en Corée du Nord et les réfugiés nord-coréens, un rôle qui me tient encore particulièrement à coeur et qui me tient occupée étant donné le contexte politique actuel. Ayant travaillé dans plusieurs ONG après ma maîtrise, j'ai décidé de continuer mon curriculum académique/professionnel vers l'élaboration des politiques publiques, à l'École Glendon des Affaires publiques et internationales (bilingue). 

Mégane deuxième personne à droite

Est-ce que le fait d’avoir suivi une partie de tes études à l’UdeM a aidé ta carrière et si oui, comment?

L’UdeM m’a aidée sur le plan scolaire, c’est sûr, mais elle m’a aussi permis de m’investir dans de multiples projets extracurriculaires, en organisant notamment une soirée « Art engagé » lors de la semaine interculturelle de l’Action humanitaire et communautaire (AHC) et en me permettant d’organiser une présentation de l’ONG Liberty in North Korea. À cela s'ajoutent les possibilités d'échanges internationaux : l'échange en Corée du Sud que j'ai pu faire, ainsi que la multitude de cours de régions, entre autres, m'ont donnée une expérience et des connaissances qui me suivent encore aujourd'hui dans mon travail au sein des ONG coréennes-canadiennes mais aussi internationales. C'est un réel atout pour comprendre certains dossiers que je suis de près en ce moment.

Est-ce que ta double nationalité belgo-canadienne a eu un impact durant ton parcours?

En ayant quitté la Belgique (et mes parents) à 18 ans pour venir vivre dans un pays qui m’était familier mais dans lequel je n’avais jamais vécu, j’ai gagné en indépendance et en force interpersonnelle. Ce sont des qualités qui me sont encore utiles aujourd’hui et qui me permettent d’aller facilement vers les gens, de faire du réseautage et de prendre des responsabilités en gestion de projet. J’aimerais aussi souligner l’atout indéniable du bilinguisme (cher à Montréal) : grâce à mes compétences linguistiques, j’ai eu la chance d’être chargée des relations francophones de mon association et de prendre part au Comité communautaire francophone du Service de police de Toronto.  

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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