Yannick Cyr fait partie de la première cohorte de la maîtrise en médecine cellulaire et moléculaire (MCM), une formation intensive d’un an au sein de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). Il a saisi cette occasion pour transformer son projet de maîtrise en doctorat : il amorce aujourd’hui sa dernière année en tant que doctorant à l’unité de recherche en nutrition, lipoprotéines et maladies cardiométaboliques de l’IRCM où il y effectue des recherches sur l’obésité sous la supervision de May Faraj.

Avant d’étudier à l’UdeM, Yannick était au baccalauréat en immunologie à l’Université McGill. « À l’époque, je faisais uniquement de la recherche fondamentale. Quand j’ai découvert qu’à l’IRCM il y avait chaque jour des patients qui venaient faire des tests, je me suis dit : enfin quelque chose qui nous rapproche du réel impact médical! », se souvient le jeune homme qui, en tant que chercheur, confie avoir parfois besoin d’« un résultat qui se voit ». « Le médecin, lui, il traite. Les chercheurs, eux, se demandent comment prévenir. Plus jeune, j’avais déjà cette envie de faire de la recherche, mais surtout de savoir que j’allais faire une différence au quotidien dans la vie des gens. C’est ce que j’ai trouvé à l’IRCM. »

En intégrant l’IRCM pour sa maîtrise, Yannick se souvient de « l’intensité sans pression » de son programme où le droit à l’erreur était permis afin de se préparer au doctorat, où les attentes sont de plus en plus élevées. « Qui dit maîtrise accélérée dit intensité! On suit une maîtrise complète en un an, il ne faut pas l’oublier… 45 crédits de cours, dont deux rotations en laboratoire, c’est immense. C’était une excellente expérience, mais il ne faut pas compter ses heures », confie Yannick.

Il appréciait notamment le fait de pouvoir aller sur le terrain, au plus proche de l’humain. « J’allais rencontrer les patients, je pouvais suivre les médecins au jour le jour et on allait même s’asseoir le matin pour voir quel était le besoin de recherche en situation clinique. C’était du concret, pour de vrai! C’était innovant pour moi. » Au début de son doctorat aussi, il a passé du temps auprès des patients afin de réaliser des tests in vivo. « Petit à petit, je me suis mis à travailler de plus en plus sur des modèles in vitro pour valider nos observations chez les humains. Dans le cadre de ces projets, j’ai pu mettre en pratique beaucoup de concepts vus à la maîtrise, par exemple les questions d’éthique et de bonnes pratiques cliniques. »

Yannick est passionné et encore plus convaincu de l’intérêt des recherches qu’il mène quotidiennement dans les laboratoires du 110, avenue des Pins Ouest à Montréal. Mais pourquoi un joueur aguerri de waterpolo comme lui (il joue, pour le plaisir, au niveau sénior provincial 4 fois par semaine) consacre-t-il la majeure partie de son temps au sujet de l’obésité? « Parce que c’est la plus importante épidémie qui afflige le monde en ce moment! À cela s’ajoutent les 422 millions de personnes affectées par le diabète aux quatre coins du globe, une situation qui n’est autre qu’un impact secondaire lié à l’obésité », confie l’étudiant, fier d’ajouter sa pierre à l’édifice de la recherche.

« L’obésité, c’est quelque chose qu’on peut prévenir et en tant que chercheur, on peut avoir un impact direct! », lance Yannick qui, au cours de ses recherches, s’interroge précisément sur le fait de savoir si l’inflammation du tissu adipeux est liée (ou non) au développement du diabète de type 2 dans un sous-groupe de la population en surpoids. 

Si son principal objectif est de finaliser son doctorat et de publier des articles, Yannick n’a pas trop de difficulté à se projeter sereinement dans l’avenir. « Dans cinq ans, je pense que je pourrai être n’importe où, c’est la beauté des études de cycles supérieurs! Le plus important pour moi, c’est de ne pas perdre l’aspect scientifique dans l’emploi que je trouverai, que ce soit un poste en université, un poste de recherche en industrie, ou autre. J’aimerais garder l’expertise de mon Ph. D. et en faire bon usage. »

À celles et ceux qui hésiteraient à venir étudier à l’IRCM, le doctorant prodigue volontiers quelques conseils. « Chaque personne à l’IRCM – chercheur, étudiant, employé – a une volonté d’aider, tu n’as jamais l’impression de les déranger, ils sont enthousiastes par rapport à ton projet! Le matériel mis à notre disposition est excellent », raconte celui qui ne se lasse pas de travailler avec du « monde hyperproductif qui prend son travail à cœur ».

ZOOM sur l’IRCM, l’Institut de recherches cliniques de Montréal, un centre de recherche biomédicale de renommée internationale

Modèle d’excellence en recherche biomédicale de renommée internationale et reconnu pour son centre de formation multidisciplinaire, l’IRCM réunit sous un même toit plus d’une trentaine de laboratoires de recherche répartis dans cinq axes de recherche et compte cinq cliniques spécialisées ainsi qu’un centre de recherche sur les maladies rares et génétiques chez l’adulte. Dotées d’équipement à la fine pointe de la technologie, les équipes de chercheurs sont engagées dans la recherche fondamentale et clinique pour contribuer à l’avancement de la science.

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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