Musique | Chant classique

Issu d’une famille de musiciens, Emmanuel a fait neuf ans de violoncelle et a commencé le chant au Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Brive-la-Gaillarde. Après son baccalauréat français (l’équivalent du secondaire au Québec), il a intégré le Centre de musique baroque de Versailles. D’abord baryton, le jeune homme a, pendant environ un an, changé sa tessiture pour devenir ténor, guidé par ses deux professeurs au Conservatoire d’Orsay. en 2016, le jeune homme a été admis au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. C’est par amour pour Montréal, mais également pour sa dulcinée, qu’Emmanuel a sauté le pas pour la Faculté de musique de l'UdeM...

Département

Faculté de musique

Comment avez-vous entendu parler de la Faculté de musique? 

Grâce à ma fiancée, Lila Duffy, qui était venue y étudier l’année précédente. Vivant à distance, je suis venu deux fois la visiter à Montréal : en février 2017 pendant la production L’Enfant et les sortilèges, puis en avril, moment où j’ai rencontré Richard Margison, qui allait être professeur invité à la Faculté dès 2017-2018. Rosemarie Landry m’a simplement proposé de prendre un cours avec lui. 

Pourquoi avoir choisi quitté la France pour étudier à la Faculté?

Il y a un aspect personnel, évidemment, avec Lila qui était ici. Et je sentais qu’il était possible d’avoir quelque chose de plus adapté à mon type de voix – un ténor qui avait d’abord été un baryton un peu lourd et lyrique. Il y a une école pour ce type de voix ici : je pense au ténor canadien décédé en 2015 Jon Vickers (un dieu!), à Ben Heppner et à Richard Margison. J’étais aussi attiré par Montréal et par sa qualité de vie.

Depuis votre arrivée à la Faculté, qu’est-ce qui vous a le plus marqué?  

Le temps qui nous est alloué pour pratiquer. Il y a aussi les séminaires sur des thématiques particulières : j’ai participé à un séminaire d’art vocal sur la mélodie et puis à un autre sur les airs d’opéra. Chaque chanteur était jumelé avec un étudiant pianiste de la Faculté

Comment décririez-vous l'encadrement que vous avez reçu ?

C’est la première fois que je vois une équipe de professeurs à ce point investie auprès de chaque étudiant. Avec leurs parcours professionnels et leurs qualités de pédagogues, ils ont une expertise incroyable ! Le fait d’avoir un suivi aussi personnalisé évite beaucoup de pertes de temps et de s’abîmer la voix. On cible rapidement nos forces, nos faiblesses et le type de carrière que l’on peut envisager. 

 

Parlez-nous des productions d’opéra auxquelles vous avez participé à la Faculté. 

C’est comme si on nous poussait dans une piscine : maintenant, il faut nager, c’est la vraie vie ! Il faut chanter avec orchestre, accepter le tempo du chef, les aléas du direct et une mise en scène exigeante, ce qui est génial! Il y a aussi l’apprentissage du rôle, les nerfs… On se sent comme des professionnels, mais avec une bouée de sécurité, c’est-à-dire les professeurs, qui sont dans la salle et nous donnent leurs commentaires. En 2017-2018, j’ai participé à l’opéra A Midsummer Night’s Dream de Britten, à Orphée aux enfers d’Offenbach et à Exercices de conversation et de diction françaises pour étudiants américains de José Evangelista. Des œuvres très différentes ! A Midsummer Night’s Dream, avec l’aspect orchestral, était un véritable défi technique et théâtral pour moi. Le chef d’orchestre, Jean-François Rivest, est méthodique et patient : aux premières répétitions, autant il y avait une fébrilité chez les chanteurs, autant il a été rassurant. Dans l’opéra d’Offenbach, j’ai chanté Orphée : je n’aurais pas cru que ce rôle m’irait, mais je me suis éclaté ! Et dans l’œuvre d’Evangelista aussi! J’ai à cœur de travailler la musique contemporaine, il y a d’ailleurs tout un secteur à la Faculté, avec Jean-Michael Lavoie

Que pensez-vous de Montréal ?

J’en étais déjà tombé amoureux lorsque j’étais venu voir Lila en 2017. Montréal a les propositions culturelles d’une très grande ville, mais avec plus d’espace. Il y a une belle proximité de la nature, avec le mont Royal. On y trouve deux orchestres de calibre international, l’Orchestre Métropolitain avec Yannik Nézet-Séguin et l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Opéra de Montréal, des théâtres, les Grands Ballets Canadiens. Ça me rend fou de constater le nombre de concerts auxquels j’ai pu assister parce qu’ils sont abordables ! 

 

Que recommanderiez-vous à des étudiants internationaux qui souhaiteraient aussi poursuivre leur parcours à l’UdeM ?

C’est une université où les occasions de chanter sont nombreuses et il faut les saisir. Il faut montrer qu’on a envie d’y prendre part et pas seulement se contenter de pratiquer dans un studio ! 

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