Musique | Chant classique

 

Ayant toujours aimé chanter, c'est à 16 ans que Lila a commencé à prendre des cours de technique vocale, au conservatoire de sa ville d’origine, Torcy. Sa professeure, Françoise Verdier, était orientée vers l’opéra et lui a permis de comprendre la musique « classique ». Du haut de sa vingtaine d'années, la jeune femme était sûre d'une chose : son amour pour le chant. Encouragée par sa professeure, elle s'est inscrite en musicologie à l’Université Paris 8 et au Conservatoire à rayonnement régional (CRR) d’Aubervilliers. Puis, elle a étudié au CRR de Boulogne-Billancourt auprès d’Anne Constantin, avant de poursuivre à l’Université de Montréal.

Comment avez-vous entendu parler de la Faculté de musique ? 

Anne Constantin connaît Rosemarie Landry, mon professeur de chant à la Faculté. Rosemarie Landry se rend régulièrement à Paris pour donner des cours de maître et Anne Constantin fait de même à la Faculté. J’avais donc rencontré madame Landry au CRR de Boulogne-Billancourt. En 2016, je suis venue à Montréal pour poursuivre mes études : je savais que ce serait un bon tremplin pour moi.

La Faculté de musique, tient, depuis plusieurs années, des séances d'information et des concours d'entrée en France. Aviez-vous fait votre audition d'admission dans ce conctexte ?

Oui, j’ai fait mon audition en novembre 2015 au CRR de Paris. J’ai su dès janvier que j’étais admissible pour la maîtrise en interprétation—chant classique à l’automne 2016. Je n’étais jamais venue à Montréal et je m’y suis installée à la fin du mois d’août suivant. C’était la première fois que je partais de France pour habiter ailleurs. Et c’était aussi la première fois que je me cherchais un appartement!

Quel aspect de la Faculté de musique vous plaît le plus ?  

Les opportunités de concert : les opéras, la musique de chambre, l’Ensemble de musique contemporaine, l’Atelier de musique baroque… Je n’en ai jamais vues autant dans une école ! Avec l’Atelier de musique baroque, nous avons fait Dido and Aeneas de Purcell. Pour l’opéra Exercices de conversation et de diction françaises pour étudiants américains de José Evangelista, nous avons travaillé un chef spécialisé dans le domaine, Jean-Michael Lavoie. J’ai ainsi vécu mes premières vraies expériences de musique contemporaine. Et j’ai aussi vécu mes premières expériences avec grand orchestre. Dans L’Enfant et les sortilèges de Ravel en 2017, je jouais le Feu, la Princesse et le Rossignol. Et il y a eu A Midsummer Night’s Dreamde Britten, dans lequel j’incarnais Titania, la reine des fées. 


Parlez-nous des productions avec orchestre auxquelles vous avez participé à la Faculté. 

On nous considère comme des pros et nous donne la chance de travailler avec des chefs et metteurs en scène qui ont envie de travailler avec nous, de nous faire approfondir les personnages et de bâtir quelque chose qui n’a jamais été fait. Ce sont des périodes intenses, mais nous sommes très bien suivis par les professeurs. Le cours de techniques de jeu scénique nous apprend à retirer notre carapace : comment bouger sur la scène, aller chercher des choses en soi et les laisser sortir afin d’interpréter de façon touchante et convaincante un personnage.

Quelles sont, selon vous, les plus grandes forces du secteur chant classique à la Faculté ?

Les professeurs bossent ensemble afin de trouver les meilleures solutions pour chaque étudiant. Ça donne un sentiment de confiance : plusieurs personnes bienveillantes qui s’unissent pour nous faire avancer. J’étudie avec Rosemarie Landry et j’ai des coachings avec Francis Perron et Robin Wheeler. Je suis aussi allée voir Richard Margison quelques fois. C’est fantastique de pouvoir étudier avec tous ces professeurs, je n’avais jamais vu cela auparavant !

Depuis votre arrivée à Montréal, de quel accomplissement vocal êtes-vous la plus fière ?

Je suis soprano colorature, il n’y a pas trop eu de doutes à ce sujet ! Colorature, ça veut dire avoir la capacité de vocaliser. C’est électrisant ! Je suis arrivée à la Faculté en étant plutôt enfermée dans ma coquille et j’ai pu donner plus d’ampleur à ma voix. 

Que pensez-vous de Montréal ? 

J’ai tout de suite adoré la ville. J’aime ce côté éclectique de l’architecture, le côté nord-américain et un peu européen... J’adore aller à la Place des Arts, surtout à la Maison symphonique pour entendre l’Orchestre symphonique de Montréal. C’est une salle fantastique ! J’adore sortir pour manger et il y a beaucoup de restaurants ici : que ce soit du « fast food » ou de la gastronomie, je goûte à tout, mais en version végétarienne.  

Que recommanderiez-vous à des étudiants internationaux qui souhaiteraient poursuivre leur parcours à l'UdeM ?  

Faire confiance aux professeurs : ils cherchent toujours le meilleur pour nous et avec bienveillance. S’investir au maximum dans les projets : les professeurs sont toujours derrière toi si tu montres que tu bosses et que tu t’investis. Je pense que je n’ai jamais autant travaillé, mais l’environnement m’en donnait envie. Adopter une attitude professionnelle en tout temps : pour devenir chanteur, il faut montrer qu’on sait agir en pro. Être pro, travailler fort et avoir confiance, voilà ! Sinon, à partir du moment où on est bien élevé, ça devrait bien aller !Envie d’en savoir plus sur la maîtrise en musique - interprétation ? Visitez la page descriptive du programme

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