Il lui a suffi de passer un an à l’Université de Montréal, le temps d’y obtenir une maîtrise en chimie commencée en France, pour se rendre à l’évidence : la « classe inversée » fonctionne. Maintenant enseignant de physique-chimie dans l’un des meilleurs lycées de France, il ne se prive pas de reproduire ce concept découvert à l’UdeM alors qu’il n’était encore qu’étudiant.

Programme d'études

Maîtrise en chimie

« J’étais d’abord venu à l’UdeM pour vivre une expérience à l’étranger et Montréal me convenait bien, étant donné mon faible niveau d’anglais (rires) », se souvient Damien Scimeca, aussi titulaire d’un DEA en chimie de la pollution atmosphérique et physique de l’environnement et, depuis peu, d’un master 2 (maîtrise) en sciences de l’éducation. Et pour cause, la transmission du savoir, cela s’apprend.

« L’UdeM m’a donné envie de me mettre à la classe inversée. J’y avais eu droit en tant qu’étudiant et j’ai choisi d’opter pour la même pédagogie en France, bien qu’elle soit encore très peu utilisée ici », raconte le professeur, fier d’être à l’origine d’une classe coopérative inversée où les élèves travaillent en groupe et s’entraident. « Cela fait aussi gagner énormément de temps! »

Il se souvient également d’avoir été marqué par l’avancée des connaissances dans certaines matières, en environnement notamment. « Au Canada, en plus d’avoir découvert une autre façon de travailler, j’ai réalisé qu’il était possible d’aller beaucoup plus loin sur le plan scientifique », évoque ce passeur de « savoirs » qui n’a rien oublié de son expérience udemienne et qui invite volontiers ses étudiants français à se dépasser.

Plus qu’enseignant, Damien considère qu’il est avant tout un guide et un accompagnateur pour ses élèves, quitte à entretenir une relation parfois privilégiée avec eux. Dès l’année prochaine, deux ou trois de ses protégés seront d’ailleurs inscrits à l’UdeM. « En octobre, j’en accompagne aussi certains pour visiter le campus », lance celui qui avoue que la plupart sont d’abord attirés (parfois frénétiquement) par l’aura de la ville de Montréal.

« L’autre avantage indéniable, c’est qu’il n’y a aucun souci à se faire en ce qui concerne la reconnaissance des diplômes entre la France et le Canada, tout se fait très facilement, j’en suis la preuve », ajoute enfin le passionné.

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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