Nutrition | Santé

Pour faire des économies, il existe une méthode simple demandant un peu d’organisation et de ruse : la cuisine chez soi. Lors de la semaine d’intégration, Amélie Sabourin et Chantal Riopel, diététistes-nutritionnistes, ont donné quelques trucs aux nouveaux étudiant.es pour faire leurs courses à bas prix sans sacrifier leur santé ou la joie du bien manger. Voici quelques-uns de leurs conseils.

1. Où acheter ?

Pendant la belle saison, il est bon de visiter les marchés locaux qui offrent des fruits et légumes frais. Il faut prendre  le temps d’explorer les prix pour y découvrir des aubaines parfois intéressantes. On peut aussi opter pour les épiceries « en vrac » qui permettent d’acheter à bon prix en amenant son propre contenant. Montréal propose également plusieurs grandes enseignes de supermarchés où il est possible de faire ses emplettes à petits prix, renseignez-vous.

Marché Jean-Talon
Crédit : © Tourisme Montréal

2. Qu’acheter et à quel prix ?

Le panier hebdomadaire moyen coûte environ 55$, répartis ainsi : 15$ pour la viande et les substituts (par exemple : du tofu), 10$ pour les produits laitiers, 10$ pour les produits céréaliers et 15$ pour les fruits et légumes. Il est bon d’être aux aguets des « spéciaux » des supermarchés, à savoir des produits en promotion, consultables sur les dépliants ou les sites internet. Attention : un produit « de marque » en promotion ne sera pas forcément moins cher qu’un produit de « marque maison », pour une qualité souvent équivalente. Pour s’en assurer, un truc simple : comparer les prix au KG ou aux 100g, visibles sur l’étiquette du rayon. Et ne pas oublier la ruse ultime : les légumes surgelés ! Ils offrent une solution facile et rapide, et conservent leurs vitamines tant qu’ils ne sont pas cuits trop longtemps.

3. La valeur nutritive

D’une manière générale, plus un produit est transformé, plus sa valeur nutritive est questionnable. Vous pouvez facilement jauger du niveau de transformation d’un produit en consultant la liste d’ingrédients, qui détaille les additifs présents. Il peut sembler au premier abord que les produits frais, surtout le bio, sont plus chers que les produits transformés. Cependant, si l’on réduit systématiquement la part de produits transformés dans les achats pour privilégier les produits naturels, le coût supérieur de certains produits naturels (comme la viande fraîche par rapport à la viande transformée par exemple) est contrebalancé par les économies réalisées ailleurs, comme par exemple en consommant de l’eau plutôt que des sodas. Ainsi, au final le panier de produits naturels revient à moins cher que s’il était rempli de produits transformés.

4. Cuisiner souvent = cuisiner simple et rapide

Pour démarrer doucement mais sûrement rien n’empêche non plus de réfléchir à trois ou quatre plats simples qu’on aime cuisiner et déguster, et ensuite multiplier les quantités par autant de repas qu’on prendra dans la semaine. Pendant les périodes d’examen, il faut se dire dès le départ qu’on ne fera pas de grande cuisine et accepter de se contenter d’un menu particulièrement simple. Il existe d’ailleurs des sites de recettes étudiantes, comme par exemple sur la page CSCP du Service Aux Etudiants de l’UdeM.

À propos de l'auteur
Bérénice La Selve

Bérénice est étudiante en DESS environnement et développement durable à l’Université de Montréal.

Quand elle n’est pas en train de monter une campagne contre les mégots jetés à terre ni de rêver à son prochain repas, elle ne fait rien de sa vie à part étudier et courser les écureuils dans les parcs.

Polyglotte
Écologiste
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