DROIT | 1ER CYCLE

Son amour pour Montréal, c’est à ses parents d’origine syrienne que Mada le doit. Avant sa naissance, ils ont quitté la Syrie pour le Canada. Born and raised in Montréal, Mada a donc étudié au Collège de Bois-de-Boulogne en sciences, lettres et arts avant de s’inscrire au baccalauréat en droit à l’UdeM. Durant son cursus, elle en a profité pour faire un échange étudiant à l’Université Lyon 2 (France) et son stage post-Barreau chez Grondin Savarese où elle travaille désormais en tant qu’avocate. Elle a d’ailleurs été assermentée en février dernier. Rencontre.    

Programme d'études

Baccalauréat en droit

Pourquoi avais-tu choisi de t’inscrire au baccalauréat en droit à l’UdeM?

J’ai choisi le droit parce que c’est une discipline très vaste et que la formation ouvre beaucoup de portes : on peut devenir avocat, mais on a également la possibilité d’exercer toute une gamme de métiers différents.

Qu’est-ce qui t’attirait le plus dans la profession d’avocat?

Je trouve que c’est une profession très noble dont la mission première est d’aider les gens, c’est ce qui m’a toujours attirée. J’étais aussi rassurée par le fait que ma formation ne me confine pas dans une seule et même profession toute ma vie. Grâce à mon bac, j’ai pu assimiler des notions qui me sont utiles dans la vie de tous les jours, car le droit est partout! Les compétences acquises à l’UdeM m’ont donné la chance de développer des habiletés et des aptitudes adaptées à divers métiers passionnants.

Quand tu étais petite, qu’envisageais-tu de faire comme carrière? 

Comme tous les enfants, j’ai probablement changé de choix de carrière une dizaine de fois avant le cégep! Je dirais que je n’avais pas de plan précis, mais je savais que je voulais faire un métier qui me permettrait d’être proche des gens et de les aider. Dans cette optique, j’ai toujours fait beaucoup de bénévolat dans divers organismes communautaires de mon quartier et ma mère, d’origine syrienne et directrice d’un organisme pour femmes, m’a transmis très tôt une sensibilité et un sens aiguisé de la justice sociale.

Est-ce que tu y es finalement parvenue? Pourquoi et comment?

Je suis heureuse de dire que je crois bien que j’y suis parvenue! J’ai la chance de travailler sur de nombreux dossiers en droit du travail concernant les employés non syndiqués. C’est un domaine du droit que j’aime beaucoup parce qu’il est très humain. Perdre son emploi est une épreuve très difficile à vivre et nous faisons de notre mieux pour aider nos clients à traverser cette étape. Lors du premier entretien, on leur demande toujours : « Dans un monde idéal, quel serait le meilleur scénario pour vous? » Certains veulent des dédommagements ou être réintégrés à leur poste quand d’autres n’attendent que des excuses parce qu’ils ont été blessés par la manière dont les choses se sont terminées. Cela fait du bien de pouvoir aider certaines personnes à tourner la page et de leur offrir une écoute pendant qu’ils vivent une période pleine de doutes.

Quelles sont tes expériences professionnelles majeures jusqu’à présent? De quoi es-tu la plus fière?

J’ai fait mon stage post-Barreau chez Grondin Savarese, un cabinet de Montréal où je pratique aujourd’hui comme avocate. J’ai la chance de travailler dans un environnement qui encourage et facilite l’implication citoyenne. Je suis fière de travailler comme avocate, mais aussi d’être toujours impliquée dans le milieu communautaire de mon quartier.

Pourquoi et comment t’es-tu retrouvée jeune ambassadrice pour le 375e? En quoi cela consiste-t-il?

Le projet #Jeunesse375MTL a été porté par le Forum jeunesse de l’île de Montréal à l’initiative de la Ville de Montréal. Le but principal du projet : faire entendre la voix des jeunes pour découvrir quelle est leur perception de Montréal et à quoi ils rêvent pour leur ville. Un jeune âgé de 12 à 30 ans était recherché par arrondissement. J’ai donc simplement soumis ma candidature, participé au processus de sélection, et j’ai été choisie pour représenter Ahuntsic-Cartierville!

Quel rôle as-tu joué en tant qu’ambassadrice du 375e?


Dans le cadre de notre mandat de jeune ambassadeur bénévole, nous devions faire des consultations dans nos arrondissements pour aller à la rencontre des jeunes afin de recueillir leurs idées pour améliorer leur arrondissement et leur ville. Nous avons aussi eu la chance de partir en mission exploratoire à l’étranger afin de ramener à Montréal les bonnes pratiques d’ailleurs : avec ma délégation, j’ai pu vivre à Shanghai pendant une semaine! Au retour de notre mission exploratoire, on devait écrire un billet de blogue qui est toujours en ligne.

Quelle est la suite du projet?

L’étape ultime de ce projet était le Sommet jeunesse tenu les 6 et 7 mai derniers, au cours duquel des centaines de jeunes se sont réunis au Centre des sciences de Montréal pour partager leurs rêves avec les différents élus. C’était magique!

Si Montréal était une personne, que lui dirais-tu?

Montréal, tu es si belle! Je vous aime d’amour, toi, ton atmosphère et les gens si chaleureux qui t’habitent. Mais si tu pouvais régler une fois pour toutes ton problème de nids de poule, tu serais définitivement parfaite!

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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