Francosphères

Plusieurs étudiants de l’Université de Montréal et de la Cité Internationale Universitaire de Paris ont participé au concours « Francosphères » dont le but était de valoriser la recherche, les études supérieures en français et les jeunes chercheurs. Après avoir dépouillé les candidatures, le jury a accordé le Prix Francosphères Prestige à Aude Nyadanu et Esther Mc Sween. Un engouement partagé par le public qui leur a également permis de remporter les prix « coup de cœur ». Portraits et réactions des gagnantes.

Esther Mc Sween Cadieux, doctorante en psychologie

Diplômée d’un baccalauréat en psychologie et passionnée par les relations humaines, Esther suit actuellement un doctorat en psychologie à l’Université de Montréal sous la direction de Christian Dagenais et Valéry Ridde. Elle a remporté le concours Francosphères grâce à son projet intitulé «Comment favoriser l’utilisation de la recherche pour améliorer la santé au Burkina Faso ?» dont la présentation vidéo est disponible ici : 


Sa réaction après voir remporté le concours :

« Je suis très reconnaissante d'avoir reçu deux prix Francosphères et très heureuse que ma vidéo ait été vue par des centaines de personnes dans plusieurs pays ! Cela me tenait à cœur que nos projets au Burkina Faso reçoivent une visibilité importante. Je m'intéresse moi-même au partage et à l'utilisation de la recherche dans la société donc j'étais très sensible à l'importance de diffuser nos travaux, et ce dans différents formats pour rejoindre des publics différents. Je suis particulièrement heureuse que le jury et le public aient vu la pertinence et l'utilité de faire «de la recherche sur la recherche». La conception de la vidéo pour le concours Francosphères représente une excellente opportunité pour s'approprier son sujet de thèse, en faire ressortir les points importants et mettre en avant l'impact social potentiel. Le fait aussi d’avoir consulté mes directeurs, mes collègues et ma famille durant le processus de conception m'a aidée à préciser certains éléments ou à améliorer le visuel de ma vidéo.

Quelle joie d'entendre mes amis me dire qu'ils comprennent maintenant sur quoi je travaille depuis 5 ans et que le sujet pique leur curiosité !

Le fait d’avoir remporté ce concours m'encourage vivement à poursuivre dans le domaine du transfert de connaissances. Je tiens également à féliciter tous les étudiants et étudiantes qui y ont participé : la diversité des sujets m'a permis d'être encore plus admirative devant la richesse et l'étendue des connaissances produites par les étudiants et étudiantes aux cycles supérieurs. J'ai beaucoup apprécié la vidéo de Vahé Asvatourian car il a su donner de bons exemples malgré la complexité de son sujet et son visuel aidait à la compréhension! J’ai également eu un coup de cœur pour la vidéo de Valérie Martin qui a mis en valeur ses habiletés de communication et de vulgarisation. Enfin, bien qu'il ne soit pas facile de concevoir une vidéo soi-même, je salue l'initiative Francosphères qui a permis le partage de la recherche francophone et la valorisation des travaux étudiants. »


Aude Nyadanu, doctorante en chimie organique

Aude est actuellement un doctorat en chimie organique sous la direction de Laurent El Kaim et Laurence Grimaud. Après une classe préparatoire Physique Chimie (PC), elle a intégré l'École Polytechnique et s’est spécialisée en chimie organique. Elle est actuellement en 2e année de thèse, en codirection entre l'École Polytechnique et l’ENS Paris. Elle a remporté le concours Francosphères grâce à son projet intitulé «Produire des médicaments de manière plus économique et plus écologique» dont la présentation est disponible ici : 


Sa réaction après voir remporté le concours :

« J'ai littéralement crié de joie quand j'ai reçu le mail m'annonçant les résultats ! J'aurais déjà été très heureuse de gagner l'un des prix, mais les deux… Je n'en revenais pas. Je me suis beaucoup investie dans la diffusion de ma vidéo (j'ai notamment tapissé les murs de mon université de codes QR !) en espérant vivement remporter le prix du public. Ce prix m'a fait très plaisir, bien sûr, mais je me suis dit qu'avoir convaincu beaucoup de mes amis de voter pour moi ne disait rien de mes qualités de vulgarisatrice. Alors que le prix du jury, c'est autre chose, il me paraît plus objectif. Il n'est pas attribué par hasard ou par sympathie, et je suis très fière de l'avoir gagné ! En plus, la concurrence était rude, il y avait beaucoup de vidéos de très bonne qualité. J'ai notamment beaucoup aimé celle de Vahé Asvatourian sur la puissance des statistiques au service de la santé. Je trouvais ses explications extrêmement claires et le format de sa vidéo d'animation très attrayant.

L’obtention de ces deux prix me donne envie de continuer à faire ce que je fais déjà, à savoir de la médiation scientifique par divers moyens.

Pour mon avenir professionnel, je m'intéresse de près au milieu des startups en biotechnologies. Et pour être entrepreneur, il faut savoir « pitcher » ! C'est donc de bon augure pour la suite. » 

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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