Anisha Patel, 26 ans, a quitté Paris pour venir faire ses études à Montréal, il y a cinq ans. Depuis octobre 2017, elle est fièrement diplômée d’un baccalauréat ès arts avec une majeure en études cinématographiques et une mineure arts et sciences

« J’en avais un peu marre du système éducatif en France (...), ça ne me convenait pas. J’avais envie de partir et de découvrir quelque chose de nouveau », a confié d’emblée Anisha qui, en plus de cumuler des petits emplois étudiants en France, avait toujours trouvé le temps de faire de la photo.

Si elle est venue étudier au Québec, c’est d’abord pour le coût avantageux des études « comparé à l’Angleterre ou aux États-Unis », mais surtout pour le bilinguisme. « Le fait que tout le monde parle anglais et français à Montréal, ça m’avait beaucoup attirée : je voulais venir pour pratiquer mon anglais et rencontrer des gens de tous les horizons. »

Si elle a réussi à apprendre l’anglais à Montréal ? Of course! À l’Université de Montréal d’abord, où elle a pu peaufiner son anglais grâce aux lectures de certains ouvrages et articles dans leurs versions originales. Certains petits emplois étudiants l’ont également aidée à (se) pratiquer. « J’ai travaillé dans beaucoup de boîtes de nuit et de cafés montréalais, dans l’ouest de l’île ou au Vieux-Port où il y a beaucoup de touristes, c’est là que ça parle le plus anglais. » Aujourd’hui, la jeune femme avoue avoir autant d’amis et amies anglophones que francophones.

Durant ses études et en lien avec ses aspirations personnelles, Anisha a également profité des possibilités que la métropole lui a offertes. « J’ai notamment pu travailler avec le magazine Inter-Peura à Montréal, c’était une occasion en or pour moi sachant qu’à Paris, j’avais déjà beaucoup de contacts dans le rap. J’ai pu faire de la photo lors de certains gros événements, de la direction artistique, des interviews, des vidéos, etc. C’était lié à ce que j’avais appris à l’UdeM », raconte la prétrentenaire, maintenant titulaire d’un permis de travail postdiplôme.

Rentrer en France? « J’y ai pensé, mais maintenant que j’ai mon propre café sur le boulevard Saint-Laurent, je ne me vois pas repartir. » En effet, depuis janvier 2018, elle partage son temps entre la gestion de son Café Melbourne et sa passion pour la photographie à laquelle elle s’adonne au sein du collectif artistique The Waiting Room qu’elle a cocréé avec des Français (de France). 

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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