Sur le campus | Art
Crédit : Pierre Blanchette, 2017

Étudier à l’UdeM, c’est connaître le campus comme sa poche, ou presque. Vous y mettez les pieds tous les jours, mais savez-vous que des trésors se cachent aux 4 coins de votre université? Petit tour d’horizon des œuvres d’art qui habitent le campus en compagnie de Patrick Mailloux, coordonnateur des expositions et de la Collection d’œuvres d’art de l’Université de Montréal, et de Myriam Barriault-Fortin, agente de promotion et liaison.

1. Celle qui ne passe pas inaperçue, au pavillon J.-Armand-Bombardier de Polytechnique Montréal et de l’Université de Montréal, escalier d’accès au 2e étage

Pierre Blanchette a fait don à l’UdeM de sa 11e heure, une toile monumentale réalisée en 1997 qui représente l’heure de la journée où le soleil est presque au zénith. « La couleur évoque la lumière et le cycle de la nature. Les figures géométriques (cercle bleu et trapèze violet) se mêlent et s’opposent aux couleurs complémentaires (orange et bleu, jaune et violet) dans lesquelles on sent les gestes de l’artiste », comme expliqué sur le site Art pour tous. D’après Patrick Mailloux et Myriam Barriault-Fortin, plusieurs employés, étudiants et professeurs ont remercié l’artiste d’avoir offert cette œuvre qui, apparemment, est appréciée.

2. La plus ancienne, réalisée par Louis-Philippe Hébert, dans la salle du conseil de la Faculté de musique

C’est à la Faculté de musique que trône le buste de Guillaume Couture, un compositeur montréalais né en 1851. Datant de 1915, l’œuvre a été offerte à l’UdeM en 1916 par un descendant du musicien, Guy Papineau-Couture, en même temps que les partitions originales et le matériel d’orchestre de l’oratorio Jean le Précurseur, comme expliqué ici.

Crédit : Succession Jacques G. de Tonnancour, 2017

3. La plus marquée, dans le hall d'entrée du CEPSUM (devant les escaliers montants de la station Édouard-Montpetit) 

C’est la murale de Jacques de Tonnancour intitulée Composition géométrique qui est la plus marquée : on y entrevoit une découpe de prise électrique de même qu’un petit trou dans la maquette. Cela remonte à l’époque (aux alentours de 1968) où l’œuvre était encore exposée à la cafétéria du pavillon 3200, rue Jean-Brillant, et qu’une prise électrique faisait alors partie du décor. Ça ne s’invente pas!

Crédit : Annie Thibault, 2017

4. La plus significative, au pavillon Marcelle-Coutu, corridor au niveau rez-de-jardin, près du local SL-406

Annie Thibault, une artiste très active, a créé une œuvre intitulée Des spores et des poussières d’étoiles. Comme expliqué ici, l’œuvre fait référence à « une ancienne théorie, la panspermie, selon laquelle des spores et des poussières d’étoiles se sont déposées sur la rosée et seraient à l’origine de la vie sur terre. Une légende française prétend aussi que les cultures de champignons tombaient de la lune. On les nommait “purgations d’étoiles”, “crachats de lune” ou “crachats du diable” ». Bien intégrée à l’Institut de recherche en immunovirologie et en cancérologie (IRIC), l’œuvre a une signification toute particulière pour bon nombre de chercheurs. À contempler!

5. La plus mythique, dans le hall du pavillon Marie-Victorin

S’il fallait n’en choisir qu’une, ce serait l’œuvre de Johannes Burla sobrement intitulée Molécules qui serait la plus mythique. Pourquoi? Parce qu’elle a été commandée par des compagnies pharmaceutiques pour le pavillon de la Suisse lors de l’Exposition universelle de 1967 à Montréal! Comme expliqué ici, après l’événement, les sociétés commanditaires et le gouvernement suisse en ont fait don à l’Université de Montréal. Joli cadeau… qui dure.

À propos de l'auteur
Daisy Le Corre

Daisy est journaliste et chargée de projet au Service de l'admission et du recrutement. Amoureuse des mots et de la vie des gens, elle a toujours des idées plein la tête! Indiscrétion : elle voue un culte infini à Catulle Mendès, l'auteur qui lui permet d'étudier l'androgynie dans les oeuvres décadentes du 19e siècle. Raison pour laquelle elle poursuit sa recherche en littératures à l’UdeM…

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